Vendredi - 04 Décembre 2020

Daniel Dupouy / CTR Rugby du Comité Côte Basque – Landes


Né au pays du rugby, c’est pourtant en allant voir ailleurs, dans les lointaines contrées nordistes, que cet homme a réellement compris ce qu’aimer ce sport veut dire…

Et c’est fort de cette révélation qu’un jour, Daniel Dupouy revint sur ses terres sud-aquitaines, bénies des Dieux d’Ovalie et où tout se conjugue naturellement au présent de l’indicatif rugby, pour mieux les apprécier encore. Actuel Conseiller Technique Régional du prestigieux Comité Côte Basque – Landes, Daniel eut également le grand honneur, et le grand plaisir, d’entraîner le XV de France Féminin, en compagnie duquel il vécut une formidable épopée, celle des pionniers… Rencontre avec un ½ de mêlée Landais dépositaire d’une bien belle histoire de rugby… Merci Daniel !

 

Envoyez un message à Daniel Dupouy

 

Bonjour Daniel, depuis le jour où le rugby est entré dans ta vie, vous ne vous êtes plus jamais quittés… Quelles ont été les grandes étapes de ton parcours en Ovalie ?

Mont-de-Marsan, à la confluence de la Douze et du Midou

Je suis né à Mont-de-Marsan, où j’ai poussé dans les années 60. C’était la grande époque du Stade Montois, celui des frères Boniface, de Darrouy, et tous les autres… Avec ce titre de Champion de France en 63. Comme la grande majorité des jeunes Montois, j’étais complètement baigné dans l’ambiance rugbystique.

 

Stade Montois, Champion de France 63

 

Il y avait les matchs au stade et la ferveur de toute la ville pour le ballon ovale, et les premiers matchs des V Nations à la télévision où je retrouvais mes héros… Mon père, qui avait pratiqué le rugby, supportait le Stade Montois avec ses collègues de travail, et moi, gamin, je vivais dans l’ombre au milieu de ces adultes passionnés. C’est là que, très tôt, j’ai compris avec mes yeux d’enfant, que le rugby, c’était quelque chose de très sérieux !

 

Daniel (5ème debout en partant de la gauche), champion des Landes en 68 !

Et puis, « normalement », un jour, à l’âge de 9-10 ans (on commençait à cet âge là à l’époque), je suis allé à l’école de rugby du Stade Montois. Je me souviens qu’avec les copains, on a passé Mai 68 sans quitter le ballon : il faisait beau, il n’y avait pas école, personne ne travaillait, c’était parfait pour nous !

 

 

Tyrosse-rugby-logoJ’ai 12 ans quand mes parents déménagent à Tosse, en Pays Tyrossais… Là, j’intègre le collège de Tyrosse, et au niveau sportif, un choix difficile s’impose à moi : Faire du rugby ou… Faire du rugby ! Ca tombait donc très bien, et, passant du « Jaune & Noir » montois au « Rouge & Bleu » tyrossais, me voilà « naturellement » licencié à l’US Tyrosse !

C’est donc à l’UST que j’effectuerai tout le reste de mon parcours dans les catégories Jeunes, au poste de ½ de mêlée, jusqu’au début des années Seniors. Je suis de la génération des Michel Duffranc, Peyo Alvarez, Jean-Michel Dubertrand, les frères Peytrin, Philippe Duthil, Serge Lesbats, et de tant d’autres… On était une bonne bande de copains, assez performante sur le terrain, avec un titre de Champions Reichel du Comité Côte-Basque Landes (ndlr : pour apprécier d’autant plus cette performance des jeunes Tyrossais de l’époque, rappelons-nous qu’il y a dans ce coin de France béni des Dieux du Rugby une forte densité de clubs huppés…).

Daniel (5ème accroupi en partant de la gauche) au temps des Reichel Tyrossais.

 

Daniel derrière la mêlée tyrossaise en 79 pour la venue du « Grand » Narbonne.

En parallèle du club, on jouait également en ASSU (ndlr : qui devint plus tard UNSS) au Lycée Borda de Dax, où on faisait équipe avec les gars de Dax, de Peyrehorade, de Soustons, etc… Nos « ennemis » du dimanche devenaient nos partenaires à l’école, et en unissant nos forces, on a été en 75 la première équipe du lycée Championne de France. C’était le premier titre du Lycée Borda, qui a ouvert la porte à de très nombreux autres par la suite.

Pour revenir à l’UST, j’y ai donc fait mes premières armes en catégorie Seniors, avec à la clé de magnifiques joutes, comme en 79 la réception de Narbonne (celui des Sangalli, Codorniou, Bénacloï, Paries, Spanghero…), qui sera le futur Champion de France, lors de la saison 78/79. On était en 1ère division et on avait une poule énorme, avec nos voisins Basques et Landais, Bègles, Narbonne, Valence, Bourgoin… C’était chaud tous les dimanches à l’époque !

Théophile Gautier…

Une citation pourrait résumer l’état d’esprit dans un tel contexte : « Il ne faut pas être meilleur que tous les autres, il faut être meilleur que ce que l’on pensait pouvoir être. » Une préparation de match m’a particulièrement marqué et influencé : Lors d’une rencontre à l’extérieur, notre entraîneur, Michel Castets, nous avait lu, en guise de discours, « Le Pin des Landes », un poème de Théophile Gautier… Ce fut pour moi une « révolution » personnelle dans l’approche psychologique de la compétition !

 

Daniel (5ème accroupi en partant de la droite, au Bataillon de Joinville en 79, à côté de Michel Duffranc, 6ème accroupi.

 

Daniel derrière la mêlée du RC Orléans…

Je pars sous les drapeaux au Bataillon de Joinville, en compagnie de Michel Duffranc, puis, ayant terminé mes études de Prof d’EPS, je vais visiter la France… Destination Orléans tout d’abord, où je joue 2 saisons, avec à la clé une montée en Groupe B. Et, hasard de la vie, je retrouve à Orléans un autre Dupouy… André… Lui aussi de Tyrosse… Nous portons le même nom mais ne sommes pas de la même famille, sauf celle du rugby landais! Je passe ensuite 3 années dans les Deux-Sèvres, dans la région de Niort.

… Et avec André (à gauche)… 2 Dupouy Tyrossais à Orléans !

A cette époque, je revenais le dimanche pour jouer à Tyrosse avec la Nationale B et de temps en temps comme remplaçant en 1ère, mais ne pouvant pas assister aux entraînements la semaine, c’était un peu compliqué… Je vivais là les prémisses d’une fin de carrière qui s’annonçait.

Je prends ensuite la direction du Nord… Pour y suivre ma future femme, qui venait elle aussi de réussir son Professorat d’EPS. J’ai eu le choix entre soit la suivre, soit… Donc je l’ai suivie ! Au final, je confirme que ce fut un excellent choix, et nous passerons 9 belles années, formatrices et enrichissantes, à Hazebrouck, dans les Flandres.

Daniel et encadrement féminines

Daniel (à droite) et Benoît Oszustowicz (à gauche), en compagnie de Christophe Saint Macary, tous 3 réunis dans le staff du XV de France Féminin.

Venant du Sud-Ouest, beaucoup de portes se sont ouvertes à moi dans le rugby local, où j’ai été magnifiquement accueilli et où j’ai fait de belles rencontres, comme celles de Jacques Ducasse, originaire de Dax et Président de Béthune, et de Benoît Oszustowicz, alors Conseiller Technique du Comité des Flandres. Benoît (que j’appellerai plus tard à mes côtés quand j’entraînerai les Féminines tricolores) m’a proposé de faire fonction de Conseiller Technique sur le Département du Pas-de-Calais (dont le club phare, Arras, jouait en 1ère division)… Ce furent mes premiers pas dans cette activité de Conseiller Technique. Parallèlement, je prends une licence à Béthune où je joue un peu, en 2ème division, et où j’entraîne les Juniors.

C’est dans cette région du Nord – Pas de Calais que j’ai découvert ce qu’ « aimer le rugby » veut dire…

Chez nous, dans le Sud-Ouest, bien sûr, on est des passionnés de rugby, mais nous sommes des passionnés dans la « facilité » : on bénéficie d’un extraordinaire vivier de joueurs, de conditions climatiques privilégiées, d’un réseau dense de clubs qui limite les déplacements quand on part jouer, d’une culture « rugby » qui nous précède quand on arrive au monde. Là haut, je me suis rendu compte que pour pratiquer le rugby, que ce soit comme joueur, comme dirigeant ou comme entraîneur, il faut vraiment l’aimer, car le contexte est beaucoup moins confortable. J’ai pris une grande leçon d’humilité, moi qui croyais connaître beaucoup de choses de ce sport, et j’ai rencontré ce que c’est que la passion… Quand l’hiver, à 19h00, il faut quitter la maison pour aller à l’entraînement, si tu n’es pas un passionné, tu n’y va pas.

Puis en 1994 (je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée émue et reconnaissante pour Gaston Lesbats, alors Président du Comité CB-L), j’obtiens ma mutation comme Conseiller Technique au Comité Côte Basque – Landes, ce qui signifie pour moi le retour au pays. Je suis revenu ici riche de l’expérience vécue ailleurs, une expérience qui m’a permis, je crois, de mieux comprendre, et du coup, de mieux apprécier tout ce que le rugby représente dans notre région, à la fois pour ceux qui y vivent (quoique parfois on ne se rend pas trop compte de son propre bonheur tant qu’on ne s’est pas confronté à d’autres contextes…), et pour ceux de l’extérieur, dont beaucoup nous envient. Et dans tout ça, je suis conscient de la très grande chance que j’ai d’avoir pu faire de ma passion mon métier, et de l’exercer ici.

 

Alors justement Daniel, toi qui le connais bien ce Comité Côte Basque-Landes, peux-tu nous le présenter dans ses grandes lignes ?

territoire comité cb landesPrésidé par Pierre Balirac et Jean-Claude Bordaisco (Président Délégué), notre Comité s’étend territorialement sur une partie des Pyrénées Atlantiques, qui va en gros de l’Océan à Orthez, et une partie des Landes, qui va en gros de l’Océan à Mont-de-Marsan. Nous comptons 61 clubs, 15.000 licenciés, et nous avons le plus fort ratio « nombre de licenciés / population » de France.

Les clubs phares actuels du Comité sont Mont-de-Marsan, Dax, Bayonne et Biarritz, qui au début du professionnalisme étaient en TOP 16 ou en TOP 14, et qui évoluent aujourd’hui en PRO D2. On constate que l’évolution du rugby de haut niveau, où la contrainte économique est devenue prépondérante sur tout, a rendu les choses beaucoup plus compliquées pour les clubs d’élite de notre région. Cependant, je tiens à rassurer ceux qui pourraient croire que le niveau de jeu du territoire baisse… Nous évoluons toujours au logo comité cote basque landesplus haut niveau dans le rugby amateur. Par exemple, nous figurons dans le haut du tableau français pour la Sélection Comité -26 ans des clubs de Séries (nous sommes champions de France en 2015), ou encore pour la Coupe de la Fédération (champions de France en 2014), disputée par les Sélections composées de joueurs issus de Fédérales 1, 2 et 3), et également chez les jeunes, au niveau des Sélections Taddei.

 

Quelles sont les principales missions qui t’incombent au quotidien dans ton poste de Conseiller Technique Régional ?

Côte Basque – Landes… Terre de culture rugbystique.

Dans notre métier de formateur, d’enseignant, je pourrais, avec beaucoup d’humilité, m’inspirer du proverbe suivant : « La bougie ne perd rien de sa flamme, de sa lumière, en allumant une autre bougie »… Transmettre, partager, inciter, motiver, voilà tout ce qui guide mon quotidien.

4 missions principales m’incombent, qui touchent à la formation, au développement de la pratique, au haut niveau et enfin au domaine sport/santé/sécurité.

La Formation est une activité majeure et s’adresse en priorité aux entraîneurs et éducateurs des clubs, avec la mise en place et l’animation des brevets fédéraux, mais aussi aux instituteurs et aux professeurs d’EPS, en vue de continuer à développer la présence du rugby dans le primaire et le secondaire. On forme également des entraîneurs au Diplôme d’Etat (DEJEPS), et on effectue le suivi sur le territoire des entraîneurs professionnels qui passent leur Diplôme d’Etat Supérieur à Marcoussis.

Le Haut Niveau concerne la détection et la formation des jeunes talents, l’encadrement des Sélections « Départements » et « Comité » : M14, M15, Taddei U16 et U17, Sélection U18 (cette dernière ne concerne que les clubs amateurs). On a également un Pôle Espoirs à Bayonne (il y en a 10 en France) dont on assure la formation (scolaire et rugbystique) et le suivi des pensionnaires.

Les jeunes rugbymen Basco -Landais avec les enfants de Soweto

Pour moi ce n’est que du bonheur, car je suis en contact avec des jeunes qui sont hyper-motivés, qui ont des projets, des ambitions. Notre rôle est de les accompagner au mieux pour les aider à réaliser leur rêve rugbystique, tout en leur faisant comprendre aussi que les rêves ne sont pas toujours réalisables, et qu’il faut également pouvoir assurer sur d’autres plans, le scolaire notamment. L’important est que nous les aidions à devenir des adultes solides. Pour compléter l’épanouissement de nos jeunes talents, le comité organise ponctuellement des tournées à travers le monde. La dernière s’est déroulée en Afrique du Sud où, après avoir affronté des sélections locales, nous avons rencontré des enfants de Soweto et visité le musée de l’apartheid… Des moments qui, j’en suis sûr, ont marqué nos jeunes (et nous tous d’ailleurs !).

Au niveau des Sélections Taddei, nous sommes l’un des Comités Français les plus performants, et nous terminons régulièrement dans le carré d’as final. Par exemple l’an dernier (2013/2014), sur 3 Sélections (U16, U17, U18), nous sommes Champions de France en U16 et U18, et nos U17 sont Vice-Champions. Le fait d’avoir de tels résultats est très gratifiant, mais d’un autre côté, ça nous met une pression constante pour rester à ce niveau, en termes de résultats, mais également pour le contenu et la philosophie de jeu que nous souhaitons pérenniser.

Daniel (2ème debout en partant de la droite) avec les Taddei CB-L M16, Champions de France 2013.

Le Développement consiste à faciliter la démultiplication de la pratique du rugby car il ne faut pas que l’on s’endorme sur nos lauriers, en favorisant par exemple l’essor du Rugby à 7, du Rugby Féminin, du Beach Rugby… Ca passe par des interventions dans le milieu scolaire et par le suivi et le soutien de l’action des clubs (aide à la labellisation des écoles de rugby notamment)

Enfin le Sport/Santé/Sécurité est également un pan très important de nos missions, et concerne tout ce qui touche à introduire le maximum de sécurité dans la pratique du jeu, notamment pour les jeunes, les premières lignes, les premiers secours, etc…

 

Au cours de ta carrière, tu as été entraîneur de l’Equipe de France Féminines de 97 à 2002… Que peux-tu nous faire partager de cette expérience ?

Daniel, alors aux manettes du XV de France Féminin

Oui, il m’a été proposé en 1997 d’entraîner l’Equipe de France Féminine, et après m’être posé la question : « Pourquoi moi ? », je me suis dit : « Pourquoi pas !», et j’ai foncé dans l’exploration d’un monde que je ne connaissais pas, où très peu… Ce fut pour moi une aventure sportive extraordinaire, au cours de laquelle j’ai eu la chance de découvrir ce qu’est une Equipe de France, et ce qu’est le Haut Niveau international, mais également humaine, avec beaucoup d’émotions, la découverte de la sensibilité féminine et la motivation dans un contexte de compétition.

J’ai aussi découvert tous les bons, mais aussi les « moins bons » côtés attachés au statut d’entraîneur national, car c’est une fonction dans laquelle tu te retrouves forcément exposé… Ca fait partie du jeu. On a vécu une première Coupe du Monde en 1998, à Amsterdam, avec seulement 2 matchs amicaux et 3 jours de stage pour toute préparation, et contre toute attente, on bat l’équipe d’Australie, l’une des favorites, 10 à 8… Un match exemplaire des filles, qui n’ont touché le ballon que 5 minutes sur les 80, et qui ont fait une défense héroïque pour conserver le score durant toute la partie… Cet exploit a été le déclic d’une grande aventure.

Pendant cette période, les filles finiront toujours secondes aux Tournois des V (puis des VI) Nations que nous avons disputés, derrière les Anglaises, mais gagneront les coupes d’Europe en dominant ces mêmes anglaises en 1999 en Italie et en 2000 en Espagne.

Féminines médailles

Daniel (accroupi à droite), avec les filles du XV de France, médaillées de bronze à la Coupe du Monde 2002 à Barcelone.

On réalise en 2002 le 1er Grand Chelem du Rugby Féminin Français dans le Tournoi des VI Nations,

avant de s’attaquer la même année à la Coupe du Monde qui se déroulait à Barcelone. On finira 3ème de cette compétition, en perdant en ½ finale contre la Nouvelle-Zélande (future Championne du Monde), dans des circonstances qui nous ont laissé un goût amer car nous aurions aimé jouer ce match dans des conditions « normales », pour enfin savoir où nous en étions par rapport à ce qui se faisait de mieux dans le monde… Ca faisait 4 ans qu’on attendait cette confrontation. Par la suite, nous gagnerons le Canada 41 à 7 au Stade Olympique de Barcelone, pour le match de la 3ème place… Certainement le plus beau match que j’ai vécu en tant qu’entraîneur, car ce jour là, les filles ont tout simplement été impériales, appliquant à la lettre tout ce qu’on avait préparé depuis 4 ans.

daniel Haka NZL

Le Haka des Néozélandaises devant les Françaises, lors de la ½ finale de 2002

Ce beau parcours en Coupe du Monde 2002, couplé cette même année là à notre Grand Chelem, n’empêchera pas un quasi anonymat médiatique (hormis France 3 qui nous suivait régulièrement et également Midi Olympique)… A l’époque, les puissances médiatiques n’étaient pas encore intéressées par le rugby féminin qui, pourtant, avait fait ses preuves sur le plan sportif. On était des pionniers, des précurseurs, et heureusement les temps ont changé… Le rugby féminin a désormais pris une dimension médiatique qui correspond mieux à ce qu’il mérite depuis longtemps.

 

Tu habites à Tarnos, à quelques encablures de Bayonne… Si je viens te voir là-bas, tu me fais visiter quoi en priorité ?


Tarnos, Landes (42)


La Forêt Landaise…

Déjà, si tu viens, je vais t’obliger à passer quelques jours, parce que j’ai la chance d’habiter une région dans laquelle, dès que tu fais 20 kms, tu as l’impression de changer de pays… Et te montrer un seul lieu en particulier et te laisser repartir me culpabiliserait, parce que 20 kms à côté, c’est aussi magnifique ! C’est un grand privilège que d’avoir une telle diversité en si peu d’espace.

Bayonne et la Nive

Alors bien sûr, on ira voir la Côte Landaise et ses kilomètres de dunes et de sable au bord de la forêt des Landes. Et je ne pourrai pas ne pas t’emmener au Pays Basque voir sa côte rocheuse, découpée par les vagues, avec la corniche entre Saint-Jean-de-Luz et Hendaye… Dans notre région l’Océan est multiple et propose partout des endroits uniques, il faut le voir sous toutes ses facettes.

Si tu t’enfonces à l’intérieur du Pays Basque, tu ne pourras qu’être charmé par sa beauté, ses vallons, son architecture très particulière. Et si tu remontes dans les Landes par l’intérieur, tu découvriras un tout autre contexte, tout aussi magnifique, avec cette omniprésence de la forêt.

Plage de la Côte des Basques à Biarritz

Et quand même, on n’oubliera pas de passer par le centre de Bayonne et le bord de la Nive, qui se jette ici dans l’Adour, par la plage de la Côte des Basques et la Grande Plage à Biarritz, qui sont sans doute parmi les plus belles du monde, et par le lac d’Hossegor, site magnifique où beaucoup d’entre nous allons faire notre footing.

 

Et on va déjeuner où, pour y manger quoi ?

Ah ! Tu devras te mettre au régime quelque temps avant ton arrivée, car nous habitons une région riche à la fois en restaurants étoilés et en restaurants proposant une excellente cuisine familiale. Et puis tu sais, quelquefois, un sandwich face à la mer, qu’est-ce que c’est bien aussi !

 

C’est Guy Perrin qui t’a transmis le ballon pour t’inviter à rejoindre la « Mêlée Puissance 15 »… A qui fais-tu la passe à ton tour ?

daniel nat amiel

Daniel avec Nathalie Amiel (à gauche) et Nicole Darrieutort (médecin du XV de France féminin)

C’est avec un grand plaisir qu’en ancien ½ de mêlée, je fais une longue passe à Nathalie Amiel. Elle était la Capitaine de l’Equipe de France que j’ai eu l’honneur d’entraîner, elle a été une des meilleures joueuses du monde, elle a également entraîné l’équipe nationale jusqu’à récemment… Pour moi, Nathalie est un symbole vivant du rugby féminin.

 


ICONE-WEB

Site Internet du Comité de Rugby Côte Basque – Landes


ICONE-CREDITSInterview : Frédéric Poulet
Photos : Photos de Une de Daniel: DD / Vue Mont-de-Marsan : Wikipedia – Jibi44 / Photo cursus « rugby » de Daniel et Comité CB-L : Archives DD / Sacre SM 1963 : site Stade Montois / Photos Equipe de France Féminine : Isabelle Picarel / Forêt Landaise et Bayonne : Fotolia / Plage Biarritz : Biarritz Tourisme

 


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