Lundi - 28 Septembre 2020

Jacques Cancel / Un aller-retour Pézenas-Lavaur… Pour une épopée de rugby !


Si comme moi vous êtes curieux de savoir à quoi pense cet homme porté en triomphe sur le bouclier que les Phliponeau du Stade Piscénois viennent de remporter et lui dédient, vous n’avez qu’à lire ce qui suit…

Cet homme, c’est Jacques Cancel, alias « Pézenas » comme on l’appelle du côté de Lavaur, et ce n’est bien sûr pas par hasard s’il se trouve ainsi juché sur ce bout de bois un beau jour de printemps 2016. Par ce geste, « ses » petits ne font que lui rendre ce qu’il leur a donné, c’est-à-dire une certaine idée du rugby… Un rugby de famille et d’amitié, au service de 2 couleurs fétiches, le Violet et le Blanc, celles qu’on arbore dans la cité de Molière. Si ce n’est pas au cœur de la mêlée que Jacques a pu exercer ses talents, c’est d’abord avec l’éponge magique du soigneur et le drapeau de l’arbitre de touche qu’il fera ses premières et glorieuses armes, avant d’occuper plus tard bien d’autres fonctions de dirigeant… 59 ans de service en Ovalie, ça fait un sacré bail ! Alors, pour tout ça, nous sommes nombreux, de Pézenas, de Lavaur et d’ailleurs à te dire « Bravo » et… Merci Jacques !

 

Bonjour Jacques… Tu avais 16 ans quand tu as poussé la porte du Stade Piscénois pour entrer en Ovalie… Tu nous racontes ?


Pézenas, Hérault (34)


logo ville pezenasJe suis né à Pézenas, où j’ai vécu une enfance qui n’a pas été des plus faciles… J’ai trouvé à l’adolescence une seconde famille, celle du rugby et du Stade Piscénois. C’est effectivement à 16 ans, en 1957 (tu vois, ça fait un bail aujourd’hui !) que je prends officiellement une licence chez les « Violet & Blanc ». Mon état de santé ne me permettant pas de jouer, c’est au poste de soigneur de l’Equipe Juniors que je fais mes grands débuts en Ovalie et que je découvre alors une sacrée bande de copains. C’est le regretté Louis Vacassy, ancien international et figure emblématique du rugby local, entraîneur de l’Equipe Seniors à l’époque, qui m’avait pris sous son aile et fait découvrir la planète ovale… Louis me considérait pratiquement comme son fils.

jacques debut juniors pezenas 1957

1957 : Jacques (en haut à droite) a 16 ans et il fait ses grands débuts avec les Juniors Piscénois !

 

Le Président d’alors est Emilien Bot, bijoutier de son état, et cette année là, le Stade Piscénois joue en 3ème division, tout auréolé de son titre de Champion de France Honneur obtenu l’année précédente, en 1956, après un parcours ponctué de matchs fabuleux, tirés au couteau, à l’image d’un certain Pézenas / Racing Corse de Toulon qui dura 10 minutes et que nous aurons tout juste eu le temps de gagner 3 à 0!… Je me souviens qu’une fois, j’ai même vu à Tuchan le Curé du village venir protéger l’arbitre! La finale avait été gagnée contre Verdun, 17 à 0, à Chalon-sur-Saône… Verdun, un nom qui représentait en lui-même tout un symbole pour terminer en beauté cette formidable et « chaude » épopée !

 

balle et tambourin - Wikipedia-Clio64-CC BY SA 3.0

La balle au tambourin

En ce temps là, il n’y avait pas encore la télévision (les premières sont arrivées au début des années 60 et on allait la regarder dans les cafés), et les distractions n’étaient pas légion… Pour moi, l’hiver c’était le rugby, et l’été, c’était le jeu de balle au tambourin… Ma vie était vraiment rythmée comme ça, et c’était toujours un immense plaisir partagé que de retrouver les copains du rugby. Je me souviens que le rugby à Pézenas, c’était quasiment une religion… Ceux qui n’y allaient pas le dimanche passaient pour des gens un peu « bizarres » !!

Bien que ne pouvant pas jouer, j’étais fidèle au poste et présent à tous les entraînements et à tous les matchs, et au fil du temps je cumulerai les fonctions de soigneur et d’arbitre de touche… Arbitre de touche… Un « art » dans lequel j’excellerai pendant 21 ans !!! Il n’y avait que 2 équipes dans le club, les Seniors et les Juniors, et je garde en moi de magnifiques souvenirs de cette époque, comme par exemple un mémorable match nul ballon rugbydes Juniors, 0 à 0, chez le grand voisin Biterrois, en lever de rideau de Béziers – Montélimar. Je me souviens aussi d’un autre match, énorme, en ½ finale du Languedoc contre Narbonne, à Valras… On ne doit jamais perdre, mais malheureusement on s’incline 6 à 3.

 

J’étais en quelque sorte le « 16ème homme » de cette équipe Juniors, dans laquelle je côtoyais des gars comme Louis Paret et Fernand Cabrol (2 piliers « à l’ancienne »… Ils ne touchaient pas beaucoup de ballons, mais ça déblayait grave devant…!) pour ne citer qu’eux, et je m’occupais avec enthousiasme et plaisir de pas mal de choses… Outre mes fonctions de soigneur et d’arbitre de touche, il m’arrivait aussi fréquemment d’aller le lundi retaper les crampons en cuir (enfoncés dans des pointes à l’époque !), au siège du club, chez Vacassy, où il y avait un pied en fonte et où j’ai aussi fait mes armes d’apprenti-cafetier en donnant un coup de main à Louis !

 

Puis, à 18 ans, quand tu arrives dans le Tarn, tu te retrouves rapidement à l’ASV Lavaur, avec qui tu vas par la suite partager 41 ans de vie commune… C’est quoi, dans ses grandes lignes, l’histoire de Jacques Cancel, alias « Pézenas », et du rugby Vauréen ?


Lavaur, Tarn (81)


logo ville lavaurEn 1960, pour des raisons familiales, je quitte mon Hérault natal, direction Lavaur… Là, très vite affublé du surnom de « Pézenas », je me retrouve en effet rapidement à partager l’aventure des rugbymen Vauréens. L’histoire se répète alors pour moi… Je commence d’abord par être soigneur des Juniors, et puis, à l’unanimité, je « passe » en Seniors en cours de saison. L’ASV Lavaur joue alors en Honneur et a à sa tête un grand Président, Marcel Desprat, agent immobilier bien établi, prodigue et tout dévoué à son club.

 

Je garde souvenir d’une anecdote qui m’a énormément touché en ce temps là… A l’occasion d’un déplacement à Gaillac, les joueurs m’offrent un survêtement à quelques minutes d’entrer sur la pelouse… Ce match, on le gagne… J’étais tellement content du cadeau que j’avais reçu, que j’ai dormi avec ! Tu vois, c’était ça le rugby « d’avant »… C’était la famille… Des plaisirs simples, mais tellement forts !

logo asv lavaurEt au final, c’est effectivement 41 saisons de rugby que je passerai dans le Tarn, que je ne quitterai qu’à l’âge de la retraite après m’être d’abord installé comme plombier, puis avoir travaillé ensuite comme Responsable d’entretien dans un centre pour personnes handicapées, le Complexe Médico-Social Jacques Besse, où j’ai croisé et vécu avec des gens et des gamins formidables.

Durant toutes ces années passées à l’ASV Lavaur, j’occuperai, je crois, tous les postes qu’il soit permis d’occuper dans un club de rugby, à l’exception de ceux de Président et de Trésorier : soigneur, arbitre de touche (réputé, connu comme le loup blanc sur le bord des terrains et… Craint des adversaires !!), dirigeant administratif, chargé des relations avec la presse, en étant pigiste à La Dépêche et au Midi Olympique, ce qui m’a permis, malgré les quelques fautes d’orthographe que je faisais, de faire de magnifiques rencontres.

jacques avec pigistes la dépeche

Jacques (en haut à droite) dans les années 80 fait partie des correspondants « presse » Tarnais de « La Dépêche »… Tous amoureux du rugby !

 

Comme je te l’ai dit plus haut, à mon grand désespoir, je n’ai pas pu avoir une carrière de joueur à cause de mon état de santé… Mais un jour, avec la complicité des Vauréens, j’ai bravé l’interdit du côté de Banyuls-sur-mer, en rentrant sur le pré avec l’Equipe Réserve, dont j’étais ce jour là, faute de guerriers en nombre suffisant, le 16ème homme, et unique remplaçant… On gagne ce match, avec une qualification à la clé… C’est mon seul fait d’armes au cœur de la mêlée, mais j’en garde un souvenir incommensurable.

jacques à lavaur en 1961

1961 : Jacques (1er accroupi à gauche), dit « Pézenas », a 20 ans et il pose avec les Seniors de Lavaur, finalistes du Championnat de France Honneur contre Castelsarrasin

 

Outre Marcel Desprat, que j’ai déjà cité, cette longue tranche de vie de rugby dans la cité Vauréenne m’a permis de croiser quantité de personnalités qui m’ont marqué, comme Michel Lacomme, un Palois que notre Président avait fait signer chez nous, en Honneur, alors qu’il arrivait d’un tournée avec l’Equipe de France en Argentine ! Je garde aussi un grand souvenir du Président Francis Chavanne, ainsi que de quelques uns de ses prédécesseurs comme Clément Thuries et Jean Grégory. Côté joueurs, je conserve aussi une grande admiration pour ceux des années 70 comme Jean Andrieu (demi d’ouverture « pur-sang » Vauréen qui joua au Stade Toulousain et à Graulhet avant de revenir au berceau), Roger Guiter (grand talonneur qui nous venait lui aussi de Toulouse, éducateur et entraîneur hors-pair, trop tôt disparu, qui formera quantité de Vauréens), Jean Icart (joueur/entraîneur et sacré meneur d’hommes, qui nous amènera en finale de 3ème Division en 1989), ou encore Joseph Dalla Riva, excellent n°8 qui nous venait de Carmaux. Bien sûr, je ne peux pas citer tous les Vauréens pour qui je garde une profonde estime, et je profite de ce moment pour tous les saluer… Ceux qui sont encore de ce monde sauront bien se reconnaître, et quant aux autres, j’ai une grosse pensée pour eux.

jacques sorcier de lavaur

1966 : Jacques (à droite avec la casquette)… Le sorcier de la tribu vauréenne est muni de l’éponge magique !

 

Quand j’arrive à Lavaur en 1960, le club est donc en Honneur, et je vais connaître plusieurs niveaux avec les « Rouge & Bleu » Tarnais : Après être redescendus, on jouera une finale de 2ème Série en 1968, avant de remonter ensuite en Honneur, puis en 3ème division, où, sous l’ère « Jean Andrieu », on restera 6 mois invaincus ! Quand j’ai quitté le club, en 2001, l’ASV Lavaur était en Fédérale 2, et aujourd’hui, l’équipe évolue en Fédérale 1… C’est une belle ascension !

 

L’année 2001 signe donc pour toi l’heure de la retraite… Tu quittes Lavaur et tu reviens dans ton berceau de Pézenas où, bien entendu, tu rejoins la famille du Stade Piscénois 41 ans après l’avoir quittée… l’histoire continue !

logo pezenasLes circonstances de la vie me font en effet revenir sur mes pas… « Pézenas » revient à Pézenas, et bien sûr, je suis attiré comme un aimant par le Stade Piscénois. J’arrive dans un contexte où le club fait une saison catastrophique, et on descend en Honneur… On vit des moments très difficiles, je me retrouve alors Secrétaire Général et nous ne sommes que 3 ou 4 dirigeants à tenir la baraque… On a tenu bon… Ca a mis un moment, mais on est arrivé à remettre le club sur les rails, avec l’arrivée aux manettes des co-Présidents Marc Llari et Jean-Claude Carayon… Et du coup on remonte en Fédérale 3 ! Depuis, on est monté 2 fois en Fédérale 2, et puis on est redescendu… L’étage supérieur demande aujourd’hui d’avoir des moyens financiers que nous n’avons malheureusement pas encore suffisamment.

Et puis, au fil du temps, on a mis le paquet sur la formation des jeunes… Et maintenant on a plus de 200 gosses à l’école de rugby. On est aussi présents dans toutes les catégories Jeunes, et cette année on crée une équipe Bélascain… Vraiment, on bénéficie d’un contexte très favorable pour le développement du rugby sur notre territoire, il suffit de s’y atteler, c’est ce qu’on a fait et qu’on continue de faire avec passion.

ecole de rugby pézenas

Le Stade Piscénois peut être fier du travail accompli pour son école de rugby !

 

jacques éternel jeune hommeAujourd’hui, je suis toujours Président Délégué au sein du Stade Piscénois, co-présidé maintenant par Yves Roques et Jean-Claude Salmeron, et Responsable Administratif des Equipes Juniors et Bélascain, dont je m’occupe en collaboration avec David Astruc, qui a la responsabilité de l’ensemble de nos catégories Jeunes sur le plan sportif. Je suis également chargé des relations avec la presse et, en compagnie de Jacques Boularand, des relations avec le Comité du Languedoc.

 

Tu viens de vivre la saison passée une belle épopée avec les Phliponeau du Stade Piscénois, que tu retrouves cette année pour la plupart en Bélascain… Que peux-tu nous dire de ces jeunes « Violet & Blanc », et quel message souhaites-tu leur adresser au travers de ton Portrait Puissance 15 ?

Les Phliponeau de Pézenas étaient la saison dernière en entente avec Bédarieux, et ils ont vécu une belle aventure… Entraînés par les Piscénois Christian Ubach et Stéphane Galy, et par le Bédaricien Alain Amoros, ils ont été sacrés Champions du Languedoc 2016, en venant à bout de Cabestany en finale. Puis, après un superbe parcours en Championnat de France, ils n’ont chuté qu’en ½ finale, battus aux tirs aux buts par Mazère Cassagnes, un club de l’Ariège (le score était de 13 à 13 à l’issue du temps réglementaire).

juniors phliponeau pezenas

Jacques (1er à gauche rang du milieu) inaugure la saison 2015/2016 avec les Juniors Phliponeau de l’entente Pézenas / Bédarieux…

 

C’est pour moi et tous ceux qui accompagnent ces gamins un régal d’être avec eux, et nous avons eu la chance de pouvoir aussi compter sur un formidable groupe de parents, qui ont suivi partout le beau parcours de leur progéniture, notamment lors de déplacements chaleureux effectués en fourgons et avec la musette, déplacements au cours desquels s’est forgée une belle histoire d’amitié intergénérationnelle… C’est un magnifique souvenir pour nous tous ! Je profite encore de l’occasion qui m’est donnée à travers ce portrait pour adresser un amical salut et « merci » à tous ceux (entraîneurs, parents, dirigeants, supporters…) qui ont vécu cette épopée avec nos Juniors… Et quant à ces gamins, je ne pourrai pas tous les citer, alors pour n’en citer que quelques-uns qui représenteront tous les autres, je te parlerai de Corentin Marco Pena, notre ½ de mêlée, capitaine et buteur, et de notre talonneur, Charly Arvieu, leader de la ligne d’avants.

juniors pezenas champions languedoc

… Et au printemps 2016, Jean (à gauche) savoure le titre de Champions du Languedoc avec « ses » petits !

 

J’ai énormément d’affection pour tous ces jeunes qui me considèrent, je crois, un peu comme leur « papa poule »…

Et ils me le rendent bien. Tu vois, je vais attaquer ma 59ème saison de rugby, et quand ils ont été Champions du Languedoc au printemps dernier, ils m’ont porté en triomphe sur le bouclier qu’ils venaient de gagner… Ca m’a énormément touché… Ce sont de bons gamins, respectueux, ils ont de bons parents… C’est bien !

Ce beau parcours nous a définitivement convaincus de créer pour cette nouvelle saison 2016/2017 une équipe Bélascain, car on sait bien que le passage de Junior à Senior est toujours délicat et que beaucoup de jeunes risquent d’arrêter de jouer ou de quitter le club à ce moment là… Notre équipe Bélascain va donc être un formidable « sas de transition » pour accompagner nos jeunes joueurs dans leur parcours, et permettre au plus grand nombre d’entre eux, nous l’espérons, de porter un jour le maillot de nos équipes Première et Réserve. Une dizaine de ces Bélascain sont des gamins qui étaient l’année dernière en Phliponeau, et nous n’avons pas eu de mal à compléter notre effectif avec des gars de la région, dès qu’ils ont appris qu’on engageait une équipe dans cette catégorie… Il n’y a pas beaucoup d’équipes Bélascain dans le coin, à part Palavas, Leucate et nous.

jacques récompense dirigeant

Jacques (ici avec Jacques Ruiz et Roger Penas) et les Piscénois sont heureux… la belle performance de leurs Juniors laisse augurer le meilleur pour l’Equipe Bélascain naissante.

 

Tu es Piscénois de « naissance », et sans aucun doute Vauréen de « cœur »… Si je te demande de me citer quelques « incontournables » qui sont pour toi caractéristiques de chacune de ces 2 cités… Tu me dis quoi ?

Pour Pézenas, je ne peux pas ne pas te parler du légendaire Stade Louis Trigit… Légendaire, car dans les années 30, Pézenas était en Division Nationale et le club a joué une ½ finale (perdue 6 à 3) contre Lyon (futur Champion de France) à Bordeaux… A l’époque, quand tous les « gros » clubs comme Béziers, Toulon, etc… venaient jouer sur le Stade Louis Trigit… Ils perdaient ! Ce stade porte le nom d’un ancien président du club, qui en avait fait don à la commune.

Vue de Pézenas - Wikimedia Commons - Chritian Ferrer - CC BY SA 3.0

Vue générale de Pézenas, l’Héraultaise…

 

Molière et Pézenas - Wikipedia domaine public

Molière, amoureux de Pézenas…

Et puis, Pézenas est bien sûr une belle cité, ville d’art et d’histoire, avec par exemple son magnifique « Château » (on surnomme ainsi la vieille ville ici…), bien connue aussi grâce à l’attachement qu’ont eu pour elle des personnages comme Molière ou Marcel Pagnol… Ce dernier disant un jour au sujet de Pézenas: « Si le Languedoc était un œuf, Pézenas en serait le jaune… » !

 

 

Concernant Lavaur, je te parlerai d’abord du « Vieux Stade »… Tiens, il m’allait bien celui-là quand j’officiais là-bas à la touche… Les poteaux étaient très courts, ce qui laissait quelquefois libre cours à l’improvisation, en fonction de qui tapait une pénalité ou une transformation… Je dois bien avouer que, emporté par la fougue, j’ai peut-être parfois quelque peu élargi la cime virtuelle de ces bois quand le buteur Vauréen était à la manœuvre… Et l’ai sans doute sûrement un petit peu rétrécie lorsque c’était au tour des canonniers visiteurs de buter!!

vue de lavaur - Wikipedia - Didier Descouens - CC BY SA 4.0

Vue aérienne de Lavaur, la Tarnaise…

 

Cathédrale Saint-Alain - Wikipedia - CC BY SA 3.0

Cathédrale Saint-Alain

Sinon, Lavaur recèle elle aussi de lieux emblématiques, comme la très belle Cathédrale Saint-Alain, dont la cloche est bien gardée par son fidèle « Jacquemart », la Tour des Rondes, un des derniers vestiges des fortifications de la vieille ville, ou encore le Pont et le Viaduc de Lavaur, remarquables ouvrages d’art surplombant l’Agout, réalisés en maçonnerie de pierre aux 18ème et 19ème siècles.

 

 


ICONE-VIDEOPrésentation de Lavaur


 

Poulain Pezenas - Wikipedia Daniel71953 - CC BY SA 3.0

Le « poulain »… Totem de Pézenas !

En fait, Pézenas, ville de l’Hérault, et Lavaur, ville du Tarn, distantes de 165 kilomètres à vol d’oiseau, sont toutes deux de belles cités, mais différentes sur le plan culturel et du tempérament… Je dirais que Pézenas l’Héraultaise est plus « carnavalesque », peut-être un peu plus festive, même si j’ai toujours adoré les Fêtes de Lavaur… Je trouve que dans le Tarn on est un peu plus « sérieux » et sur la réserve que dans l’Hérault, où il y a plus d’excentricité… Le Mardi Gras, à Pézenas, ça dure un mois, entre les répétitions et le show… Toute la ville est en ébullition! Tiens, par exemple, une année, on avait joué à Pézenas un dimanche de Fête de Mardi Gras contre Eyragues… On avait dit à tous les Piscénois que ceux qui venaient assister au match en chemise de nuit ne paieraient pas l’entrée… Le stade était plein, on avait même fait venir le « poulain », l’animal totémique de la ville, accompagné de multe trompettes et… Pratiquement tout le public était habillé pour la nuit ! Les gars d’Eyragues, décontenancés, se sont demandé ce jour là où ils étaient tombés, et bien sûr on a gagné le match dans une ambiance de folie!

 

Allez Jacques… Une dernière question sur le rugby, que tu côtoies depuis 59 ans… Qu’est-ce qu’il t’a apporté de plus important, ce sport ?

jacques et lapasset

Une vie de rugby, une vie de rencontres… Jacques ici avec Bernard Lapasset

Le rugby… Il m’a apporté beaucoup, énormément… D’abord, je dirais qu’il m’a permis de m’extérioriser. A 13 ans je n’allais plus à l’école, et j’ai toujours regretté de ne pas avoir reçu plus d’instruction même si, finalement, j’ai réussi à décrocher un CAP de plombier.

Le rugby m’a permis, entre autres, de me créer un fabuleux réseau d’amitié et de convivialité, de fréquenter et de côtoyer quantité de gens « biens » comme on dit, car ce sport, c’est avant tout une grande et magnifique famille, fédérant des personnages de tous bords et de toutes conditions, mais tous passionnés !

 

C’est Laurent Carayon, cadre du Stade Piscénois, qui t’a transmis le ballon « Puissance 15 » pour que tu nous racontes ton histoire de rugby… Quel message veux-tu adresser à Laurent, et vers qui vas-tu taper à suivre à ton tour ?

Je remercie Laurent pour cette passe qui me touche beaucoup… Laurent, c’est un grand serviteur du rugby, qui rend largement à ce sport ce que celui-là lui a donné. Au niveau du Stade Piscénois, c’est lui le référent des Seniors, mais il n’hésite pas à venir aussi au contact des Jeunes du club, il garde un œil et un intérêt sur toutes les catégories… C’est important.

Et ce ballon Puissance 15, compte tenu de mon histoire personnelle avec le rugby, cela me ferait énormément plaisir de l’envoyer maintenant du côté de Lavaur… Alors je vais adresser une longue passe à Joseph Dalla Riva, qui a joué en n°8 et entraîné à Lavaur, et qui fut avant cela Champion de France en 1972 avec Carmaux en 2ème division, en battant le RC Nice.

 

Et juste avant de se quitter, quelle chanson nous fais-tu écouter ?

Il y a une chanson que j’aime bien et qu’à une époque on a beaucoup chanté à Lavaur quand je m’occupais de l’équipe Réserve du club… C’était devenu notre hymne : « Les lacs du Connemara », de Michel Sardou.


ICONE-VIDEOMichel Sardou – « Les lacs du Connemara »


Et pour ne pas laisser Pézenas en reste, je voudrais aussi te faire écouter une chanson emblématique qu’on fredonne pas mal par ici… « La boiteuse » !!


ICONE-VIDEO« La boîteuse »


 


ICONE-WEB Site Internet du Stade Piscénois


ICONE-WEB Site Internet de l’ASV Lavaur

 

ICONE-CREDITS

Interview : Frédéric Poulet

Photos : Photo de « Une » et photos « Rugby » de Jacques : JC / Balle et tambourin : Wikipedia-Clio64-CC BY SA 3.0 / Vieux ballon rugby : Fotolia 45759646 / Vieilles chaussures : Fotolia 4899854 / Vue de Pézenas – Wikimedia Commons – Christian Ferrer – CC BY SA 3.0 / Vue de Lavaur : Wikipedia – Didier Descouens – CC BY SA 4.0 / Cathédrale Saint-Alain : Wikipedia – CC BY SA 3.0 / Poulain de Pézenas : Wikipedia – Daniel71953 – CC BY SA 3.0

Eu égard aux droits qui leur seraient associés, nous nous engageons à enlever les illustrations présentes dans cet article, sur simple demande de leurs auteurs.


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