Lundi - 28 Septembre 2020

Sandrine Agricole / Entraîneur des lignes arrières du Stade Rennais Rugby


C’est à Noisy-le-Grand que pour cette femme, alors enfant, la vie a pris un tour ovale, et c’est à Amsterdam que les Dieux du Rugby lui adressèrent des promesses de vie en bleu…

Dès lors, c’est avec une détermination redoublée que Sandrine Agricole s’engagera sur « l’Autoroute Rugby », pour un magnifique voyage au cours duquel elle portera, excusez du peu !, 82 fois le maillot frappé du Coq… Un maillot auquel elle accrochera au fil du temps le numéro 10 tant désiré. Et si c’est en Région Parisienne qu’elle fit ses premiers pas et connut ses premières Sélections nationales, c’est en Bretagne, où elle porta durant 10 saisons les couleurs du Stade Rennais Rugby, qu’elle continue sa route, kiné à la ville, et entraîneur sur les prés d’Ovalie… Bravo et… Merci Sandrine !

 

Bonjour Sandrine, enfant, tu poussais à Noisy-le-Grand, et un jour le rugby a fait irruption dans ta vie… Tu peux nous raconter votre rencontre ?


Noisy-le-Grand, Seine-Saint-Denis (93)


panneau noisy le grandEn 1991, j’étais en 5ème au collège Victor Hugo à Noisy-le-Grand, et notre professeur d’EPS, Monsieur Gilles, nous a proposé un cycle d’initiation au rugby… Le rugby, moi, je ne connaissais pas trop… Chez les Agricole, on parlait plutôt de football.

Et ce fut la révélation ! Ces séances de rugby, ça a tout de suite été de grands moments de liberté… La liberté de pouvoir courir avec ce ballon, de pouvoir le passer, de pouvoir le garder, de pouvoir taper au pied, plaquer l’adversaire… La seule chose à laquelle il fallait veiller, c’était de ne pas se faire attraper… Bref, je découvrais quelque chose de génial… ballon rugbyUn vrai coup de foudre !

A l’époque, j’étais très réservée, très introvertie, et c’est une activité qui m’a vraiment permise de m’épanouir… Toutes les « peurs » et les inhibitions que j’avais en moi s’envolaient grâce à ce jeu que j’ai tout de suite pratiqué avec un immense plaisir.

 

point interrogation pixabayUn jour, je suis arrivée à la maison en disant : « Maman, j’ai envie de faire du rugby ! », ce qui bien sûr a entraîné cette réponse de la part de ma mère : « Du… Quoi ??? ». Heureusement pour moi, mes parents ont toujours eu un esprit très ouvert, et bien qu’ils ne connaissaient pas du tout le rugby, ils m’ont tout de suite donné leur accord… Je pouvais jouer !

pins noisy le grandMa mère m’a alors emmenée au Club de Noisy-le-Grand, et comme j’étais très timide, j’ai obligé ma petite sœur, Stéphanie, de 3 ans ma cadette, à m’accompagner… Elle n’avait pas du tout envie d’y aller, mais elle l’a fait pour moi, et on s’est inscrites toutes les 2… Je la remercierai toute ma vie du beau cadeau qu’elle m’a fait ce jour là. Et voilà donc comment, vers 13 ans, j’ai intégré l’équipe des « Benjamins / Minimes » de Noisy… Avec Stéphanie, on était les 2 seules filles… Les sœurs Agricole… Des pionnières !!

 

Et depuis ce temps béni, quel a été ton itinéraire sur « l’Autoroute Rugby » ?

logo rugby villiers sur marneJe jouerai à Noisy-le-Grand pendant 3 ans, avant de partir à Villiers-sur-Marne, dont le stade était tout proche de là où nous habitions… Je n’avais qu’un pont à traverser à pied pour m’y rendre. J’ai alors 16 ans, l’âge requis à cette époque pour pouvoir jouer en Seniors Féminines.

Et c’est donc à partir de là, dans un contexte 100% féminin cette fois, que je découvre le poste de ¾ centre, dans lequel je vais rapidement me spécialiser. C’est aussi à ce moment là que, coachée par Alain Le Boulch et Patrick Gayet, j’apprends ce qu’est la souffrance à l’entraînement… Une souffrance qui est en fait le prix à payer pour atteindre ensuite le bonheur sur le terrain. Je crois que c’est ce qui m’a fait basculer dans mon engagement dans le rugby… J’en voulais plus, et j’ai compris que pour progresser il fallait s’entraîner dur, et j’aimais ça !

amsterdam

En 1998, j’ai 18 ans et je pars à Amsterdam avec mon club pour assister à la Coupe du Monde de Rugby féminin, à laquelle participe l’Equipe de France… Je suis dans les tribunes avec les copines pour encourager les Bleues, et, au moment des hymnes nationaux, à l’heure de La Marseillaise, je me dis : « Un jour, ce sera moi, je serai sur le terrain avec ce maillot bleu ! »… Et à partir de cet instant là, j’ai fait le maximum pour pouvoir atteindre cet objectif.

panneau gennevilliersJe quitte le club de Villiers-sur-Marne en 2000, car pour espérer pouvoir jouer un jour avec les « Bleues » je dois aller me confronter à l’étage supérieur… Et je signe à Gennevilliers, qui joue à l’époque au plus haut niveau français, en Elite A (équivalent du Top 8 actuel). A partir de là, mon investissement personnel dans le rugby devient plus important… Il ne me suffit plus de traverser un pont pour aller m’entraîner… J’ai maintenant 1h30 de métro et de RER à faire le soir après les cours pour aller à Gennevilliers, pareil pour revenir, et ce nouveau contexte m’aide énormément à me responsabiliser et à m’autonomiser… Et surtout, il me convainc de ma réelle motivation à progresser dans le monde du rugby.

CSM_GennevilliersEntraînée par Bernard, un passionné de rugby, je fais de très belles rencontres à Gennevilliers, comme Françoise Gomez, Carie (Marie Caroline pour être précise !), Chocho, Céline (dit Crevette), les Nathalie (il y en avait plusieurs !), Christelle Le Duff, Xupitx, etc… Des filles avec qui j’ai passé des moments extraordinaires là-bas. C’est aussi avec ce club que je vais obtenir mes premières sélections en Equipe de France, et pouvoir ainsi chanter pour la première fois La Marseillaise sur un terrain de rugby… Réalisant ainsi mon rêve hollandais !

 

sandrine agricole action jeu KB 1Recrutée par Yann Moison qui à l’époque entraînait les Féminines du Stade Rennais Rugby, je pars pour la Bretagne en 2004, j’ai alors 24 ans… Yann, qui deviendra mon « papa du rugby », avait pour projet de faire monter son équipe (alors en Elite B) en Elite A. Certes, en allant à Rennes je redescendais d’un niveau par rapport à Genneviliers, mais le projet m’a tout de suite plu, et je n’ai aucun regret puisque c’est avec le Stade Rennais que j’effectuerai tout le reste de ma carrière. Et, cerise sur le gâteau, dès ma 1ère saison là-bas, on monte en Elite A, après avoir battu Saint-Orens en ½ finale, et échoué en finale contre Montpellier.

sandrine action jeu KB 2J’aurai ensuite la chance de toujours connaître avec le Stade Rennais le plus haut niveau, puisque nous sommes depuis restées en Elite A (rebaptisée « Top 8 » en 2014). Nous avons été Vice-Championnes de France Elite B en 2005 contre Montpellier et Vice-Championnes Elite A en 2006 et 2011, les 2 fois contre Perpignan. Au cours de mes années de joueuse à Rennes, je serai entraînée par Yann Moison, Philippe Morant, Julien Marie (actuellement Responsable du Pôle Jeunes à Vannes) et Charles Moullec.

 

sandrine sous maillot france wikimedia Caroline Lena Becker CC BY SA 3.0

Sandrine sous le maillot de l’Equipe de France

Au niveau international, je porterai au total 82 fois le maillot tricolore, et je participerai à 2 Coupes du Monde à XV (en 2010 à Londres où nous finirons 4ème, et en 2014 à Paris où nous terminerons 3ème), et à une Coupe du Monde à 7 (en 2009 à Dubaï). Une rupture des ligaments croisés m’avait privée de la Coupe du Monde de 2006 au Canada. Je réaliserai également 3 Grands Chelems dans le Tournoi des VI Nations (2004, 2005, 2014) et obtiendrai un titre de Championnes d’Europe en 2005.

Et c’est en 2014 qu’à 34 ans je mets un terme à ma carrière de joueuse, à l’issue de la Coupe du Monde et notre victoire sur l’Irlande pour la 3ème place. J’entame alors une carrière d’entraîneur, et j’ai aujourd’hui en charge les lignes arrières des Féminines du Stade Rennais Rugby… Voilà pour ma tranche de vie rugbystique jusqu’à aujourd’hui !

 

Le samedi 15 février 2003, tu jouais à Twickenham ton 1er match international avec le maillot de l’Equipe de France… Comment avais-tu appris ta sélection, comment as-tu reçu cette nouvelle, et comment t’es-tu préparée à cet immense rendez-vous ?

panneau marcoussisJe joue donc à l’époque à Gennevilliers, et je suis convoquée à des tests à Marcoussis… Je me rappelle qu’il y avait des filles qui couraient de partout. J’ai essayé de ne pas trop me mettre la pression, et de penser seulement à jouer et à m’amuser, en essayant de mettre un peu l’enjeu de côté… Et ça a bien fonctionné, puisqu’une semaine après, mes dirigeants de club m’annonçaient que j’étais sélectionnée pour le Tournoi des VI Nations… J’étais super contente à l’idée de découvrir ce monde nouveau pour moi !

point d'exclamation pixabayJe me souviens du moment où je suis rentrée à la maison avec toute la dotation des équipements « France »… Mes parents et ma sœur me regardaient d’un air béat… Toute la famille était contente et assez fière, mais je crois qu’on ne réalisait pas trop… En fait, on ne savait pas vraiment ce qui nous attendait !

Et quand je me suis retrouvée à Londres, sur le terrain, au moment de La Marseillaise, je ne sais plus si j’étais émue, si j’ai pleuré… Ce que je sais, c’est que j’étais très heureuse et très impressionnée ! Je me Big Ben et bus londressouviens que j’étais à côté de « Titi », Laetitia Salles, qui jouait à Perpignan et qui comme moi honorait ce jour là sa première cape… Toutes les 2, on se serrait en chantant ! Ce qui est drôle, c’est que 11 ans plus tard, on mettra aussi un terme à notre carrière internationale le même jour, à l’issue de la Coupe du Monde 2014.

 

Tu as définitivement raccroché tes crampons de joueuse… Si je te demande de nous confier 3 ou 4 « grands moments » que tu as vécus dans ta carrière… Des moments qui t‘ont particulièrement émue et qui resteront toujours gravés en toi… Tu me diras quoi ?

panneau villiers sur marneSi je remonte le temps, je te parlerai d’abord d’un match quand je jouais à Villiers-sur-Marne… Ca fait longtemps, alors je ne me rappelle plus contre qui c’était, mais j’ai gardé ces images très précisément en tête : on jouait sur le terrain d’honneur, d’ordinaire réservé aux garçons, et je me souviens d’avoir marqué un essai d’au moins 60 mètres, en faisant des crochets, des raffuts, et même une percussion pour finir… Je me suis retrouvée dans l’en-but, je ne sais pas comment. Ca a été un grand moment de fierté pour moi, et là, je me suis dit que je pouvais peut-être devenir un jour une grande joueuse…

drapeau français pixabayLa seconde image qui me revient, c’est justement ma première sélection en Equipe de France à Twickenham, évoquée plus haut… Et une autre qui vient tout de suite la compléter, 10 ans plus tard, en 2013… Je fêtais mes 10 ans de carrière internationale, dans ce même nombre 10 - Pixabaystade mythique de Londres… C’était ma première sélection en n°10, le poste que j’ai toujours voulu et qui constituait pour moi le « Graal » en Equipe de France… Et cette fois, on a battu les anglaises chez elles… Un moment très (très !) fort, rien que de t’en parler, là, j’en ai la chair de poule !

 

Logo Tournoi 6 NationsJe te parlerai aussi du dernier Grand Chelem obtenu le 14 mars 2014 à Pau, au Stade du Hameau… Ce jour là on bat l’Irlande 19 à 15, après un tournoi exceptionnel dans lequel on n’était pas parties favorites… On avait frappé un grand coup lors de la 1ère journée, en battant les Anglaises 18 à 6 au Stade des Alpes à Grenoble, dans une ambiance magnifique… J’avais même marqué un drop ce jour là, c’était le 2ème de ma carrière en Equipe de France !

Et le dernier fait marquant de ma carrière, c’est ma sortie sur une civière, lors du dernier match de la Coupe du Monde 2014, au Stade Jean Bouin, contre l’Irlande, qu’on bat pour la 3ème place. Je me revois encore sur cette coupe du monde rugby feminincivière, entendant le public scander mon nom, un public qui savait que je jouais là mon dernier match et qui voulait, je crois, saluer mes 11 années passées en « Bleue »… J’aurais voulu leur faire cet adieu debout, en faisant le tour du stade à la fin du match avec toutes les copines, la médaille autour du cou… Ca n’a pas pu se faire comme ça, mais même allongée, ce fut pour moi un intense moment d’émotion.

 

Tu entraînes les filles du Stade Rennais Rugby, tu peux nous présenter ton club dans ses grandes lignes ?

logo stade rennais rugbyLe Stade Rennais Rugby est né en août 1999 à l’initiative d’un triumvirat composé de Lionel Brouder, Philippe Morant et Yann Moison. Evoluant dans le TOP 8, le plus haut niveau du rugby féminin français, le club joue en « Rouge & Noir », et il est présidé par Anne-Sophie Demoulin, une ancienne joueuse. Nous jouons à Rennes sur le Stade du Commandant Bougouin (appelé aussi Stade Vélodrome).

Notre Equipe 2 joue en Fédérale, et nous avons également une équipe U18, ainsi qu’une Equipe U15. Nous sommes 3 entraîneurs dans le staff du pôle Seniors : Kevin Courties et moi pour le TOP 8, et Charles Moullec pour l’équipe de Fédérale.

Equipe Féminines du Stade Rennais Rugby

Sandrine (rang du haut, 2ème en partant de la gauche) avec les filles du Stade Rennais Rugby

action jeu 1 féminines SRR

Les Rennaises au combat…

En termes de valeurs, j’ai trouvé ici un club qui aime véhiculer l’identité et la culture bretonne… Par exemple, il n’est pas rare de voir un drapeau breton accroché à la porte de notre vestiaire lors des matchs, sur lequel est mentionné le nom de toutes les capitaines qui se sont succédé au fil du temps. Le Stade Rennais Rugby est un club extrêmement chaleureux, où j’ai été formidablement accueillie il y a maintenant 12 ans. Quand je suis arrivée à l’époque, il n’y avait pratiquement que action jeu 2 féminines SRRdes filles du coin (Yann aurait rêvé d’une équipe 100% bretonne !), mais pour accéder et survivre au plus haut niveau, des filles de l’extérieur, dont je fais partie (mais d’autres aussi, comme Vanessa Commun par exemple), sont venues prêter main forte. Et aujourd’hui, nous avons même 4 internationales italiennes dans l’équipe, et une anglaise… Et toutes nous aimons le drapeau breton !

 

A la ville, tu es kiné… Comment as-tu rencontré ce métier, et comment le vis-tu par rapport à ton parcours « rugby » ?

20160226_190411Comme tout le monde, j’ai toujours côtoyé ce métier de près ou de loin depuis mon enfance en tant que « patiente », mais je l’ai vraiment découvert quand je suis arrivée en Equipe de France… C’est là que j’ai pris conscience de l’importance de la kinésithérapie dans le milieu sportif, et c’est quelque chose qui m’a vraiment interpellée, même si, pour moi, l’exercer paraissait alors « inaccessible ».

En fait, au départ, je voulais être Professeur d’EPS, et le Stade Rennais, qui commençait à développer son école de rugby, m’a proposé un poste d’animatrice sportive, avec pour objectif de promouvoir et développer le rugby féminin. Cela me permettait de continuer à m’entraîner suffisamment pour pouvoir rester à haut niveau en Equipe de France. Je me suis ensuite occupée du Pôle de Rugby Féminin à Rennes, avant de prendre un poste de Conseiller Rugby Territorial (CRT) dans le département des Côtes d’Armor.

logo IFPEKEt puis, en 2010, à 30 ans, j’ai postulé à l’école de kiné de Rennes, que j’ai intégrée via le statut de Sportif de Haut Niveau. A partir de là je me suis fixée un double objectif, à horizon 4 ans (2014 donc) : participer à la Coupe du Monde et obtenir le diplôme de kiné… Objectifs finalement tous 2 atteints !

Je travaille maintenant dans un cabinet libéral qui compte 5 kinésithérapeutes et 3 ostéopathes, et on est vraiment axés sur la traumatologie sportive, même si on intervient également dans tous les autres domaines de la kiné plus « classique ».

 

Tu vis à Rennes, une ville que tu as découverte il y a 12 ans… Qu’est-ce que tu apprécies particulièrement dans le chef-lieu d’Ille et Vilaine ? Et quand des amis viennent te voir là-bas, que leur fais-tu visiter en priorité ?

panneau rennesAu tout début, quand on a visité Rennes pour la première fois avec mes parents, mon père m’a dit : « Ca Sandrine, c’est une ville pour toi, c’est une ville qui te ressemble ! ». Rennes est à la fois citadine et proche de la nature, elle peut-être animée, mais aussi très calme. C’est une ville étudiante, et donc elle bouge beaucoup, et je trouve qu’elle est facile à vivre, tout y est accessible… On est proche de la mer, proche de la campagne… Vraiment, Rennes, j’aime beaucoup !!

blason Rennes - Wikipedia Koro CC BY SA 2.5J’aime faire visiter le centre-ville aux amis qui viennent me voir, déambuler du côté de l’Opéra, dont la façade a été magnifiquement ravalée, sur la Place de la Mairie… L’été, la Municipalité installe des transats juste en face de la mairie, tu peux t’arrêter t’y reposer, méditer, prendre le soleil… J’aime bien aussi aller courir le long du Canal d’Ille-et-Rance, qui longe la Vilaine, un endroit où tu peux aussi faire du vélo, ou simplement te promener.

opéra rennes wikimedia MaryDo CC BY SA 3.0

L’Opéra de Rennes…

J’adore aussi aller à Saint-Malo, à 70 kms de Rennes, tout au nord du département, en bordure de Manche… C’est un endroit magnifique, et on y mange de bonnes glaces… En particulier au « Sanchez » !

Et puis à Rennes, bien sûr, tu peux aller dans toutes les crêperies de la ville… Galettes et crêpes y sont excellentes ! Le samedi matin, il ne faut pas louper le « Marché des Lices » sur la Place des Lices (justement !), c’est un magnifique marché où tu trouves de tout, notamment au niveau alimentation et fleurs.

Je profite également de l’occasion pour adresser un clin d’œil à un pub, partenaire du Stade Rennais Rugby, le « Mille Potes », où les filles aiment se réunir après chaque match.

 

Tu es née en métropole, et tes racines sont martiniquaises… La Martinique, quelle relation entretiens-tu avec elle ?

Martinique Welcome Travel SignMes parents sont en effet tous les 2 originaires de Martinique, et j’ai encore là-bas ma grand-mère maternelle, au Vauclin, et mon grand-père paternel, au Robert, ainsi que des oncles, des tantes, des cousins… Je n’y suis allée que 2 fois en 35 ans, et la dernière fois, c’était en 2015, avec 3 amies du rugby. A cette occasion, ma tante m’a fait une surprise en contactant plusieurs clubs de l’île, que j’ai rencontrés là-bas, dont le Rugby Club du Diamant, le Rugby Club Atlantique Sud au François… On a été super bien accueillies et on a passé d’excellents moments ensemble.

 

Sandrine, la « Mêlée Puissance 15 » aura désormais l’honneur de pousser pour sortir de bons ballons à la brillante n°10 que tu es… Alors, vers qui vas-tu taper à suivre à ton tour ?

D’abord, je remercie Zouheir Lamsika, joueur du Rennes Etudiants Club, de m’avoir transmis ce ballon, et maintenant, c’est avec grand plaisir que je vais faire une passe croisée à Yann Moison… Je me rappelle bien que c’est lui qui a eu la bonne idée de me faire venir à Rennes !

Et puis, pour faire voyager le ballon, je vais aussi taper à suivre en direction de la Région Parisienne, à l’attention d’un Professeur de Faculté qui m’a beaucoup influencée, Marc-Henri Kugler. Il est à l’origine de la création de la Section Féminine de l’AC Bobigny Rugby 93, et il s’occupe aujourd’hui de l’Equipe Universitaire. A travers cette passe, je lui adresse un clin d’œil et souhaite rendre hommage à son travail de passionné du rugby.

 


ICONE-WEB Site Internet du Stade Rennais Rugby


ICONE-WEB Page Facebook de Sandrine Agricole


ICONE-CREDITS

Interview : Frédéric Poulet

Photos : Photo de « Une » de Sandrine: SA / Picto « ? », Picto « ! », Picto « 10 » et drapeau France: Pixabay / Picto Amsterdam : Fotolia 101307752 / Picto Londres : Fotolia 41680143 / Picto Martinique : Fotolia 80477646 / Photos Equipe et phases de jeu du Stade Rennais et Sandrine avec maillot Stade Rennais : Kathélyne Baslé / Photo Sandrine Equipe de France : Wikimedia-Caroline Lena Becker-CC BY SA 3.0 / Blason Rennes : Wikipédia-Koro-CC BY SA 2.5 / Opéra de Rennes : Wikimedia-MaryDo-CC BY SA 3.0

Eu égard aux droits qui leur seraient associés, nous nous engageons à enlever les illustrations présentes dans cet article, sur simple demande de leurs auteurs.


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