Mercredi - 14 Avril 2021

Thomas Garriguenc / Arrière à la JO Pradéenne Conflent Canigou


C’est devant le Pic du Canigou, le plus haut sommet oriental de la chaîne des Pyrénées, que cet homme nous invite à découvrir son histoire de rugby…

Une histoire qui pour Thomas Garriguenc débute dans son Hérault natal, du côté de Roquebrun, Cessenon et autre Saint-Chinian, et qui va lui faire vivre de magnifiques épopées avec ses copains des Rives d’Orb, avant de rejoindre, aguerri, le grand voisin Biterrois. Et puis, désireux de connaître d’autres contextes, c’est à Bellegarde-sur-Valserine, dans l’Ain, que Thomas ira découvrir un autre rugby, celui que l’on pratique dans le contrefort du Massif du Jura, avant de revenir dans son « Sud », à Prades, capitale du Conflent, la région des Pyrénées Orientales dominée par le Pic du Canigou… Mais chaque été, c’est bien dans l’Hérault, à Roquebrun, à l’occasion des fêtes de son village natal, que Thomas fait se rencontrer, en terrain neutre, des montagnes Jurassiennes et Pyrénéennes… Merci Thomas !

 

Bonjour Thomas, Peux-tu nous raconter la route que tu as suivie en Ovalie ?


Roquebrun, Hérault (34)


ballon footJ’ai grandi à Roquebrun, dans l’Hérault, un petit village de 600 habitants, situé à 30 kms au Nord-Ouest de Béziers, au pied du Caroux, où mon père est viticulteur. Côté sport, c’est par le foot que j’ai commencé, et dès que j’ai été en âge de courir, j’ai pris une licence à l’Association Saint-Chinian Football Club, et puis, un peu plus tard, aux Cheminots de Béziers. J’étais gardien de but, et mes idoles étaient Fabien Barthès et Jérémy Janot, l’ancien gardien de l’AS Saint-Etienne… On était tous fans de l’ASSE à la maison, et on tenait ça en particulier de ma mère et de mon grand-père !

logo rives d'orbBien que mon père, Thierry, et mon oncle, Bernard, étaient d’anciens rugbymen de Cessenon / Saint-Chinian, ce n’est que dans mes années collège, à Cessenon-sur-Orb, que je vais quitter le foot pour suivre la très grande majorité de mes copains, qui jouaient au rugby… J’ai 13 ans et je prends donc la décision de sortir de ma cage de foot pour aller tâter du ballon ovale avec les Minimes des « Rives d’Orb » (club regroupant les communes de Cazouls, Cessenon, Maraussan et Murviel). Au début, comme je commence, on me fait bien sûr surtout jouer à l’aile, et je ne touche pas trop de ballons…

Thomas Minime

2003 : Thomas (2ème accroupi en partant de la gauche) fait son entrée dans le rugby avec les Minimes des Rives d’Orb

Donc mes débuts sont plutôt mitigés, mais quand j’arrive en Cadets, là, j’accroche vraiment et c’est la révélation… On était une bonne bande de copains, vraiment solidaires, on gagnait pas mal de matchs. Positionné au centre cette fois, je pouvais toucher beaucoup plus de ballons, et comme j’adorais plaquer, c’est allé tout de suite mieux !

logo comité languedocEn 2ème année Cadets on vit une formidable épopée, à l’issue de laquelle nous serons Champions du Languedoc, puis Champions « Grand Sud »… Pour nous, c’était comme si on avait été Champions de France… On avait fait le tour du village avec les tracteurs et les bennes, acclamés en héros… Un grand moment de joie ! On était entraînés par Franck Bessoles, policier à Béziers, qui nous suivait depuis les Minimes, et qui nous suivra jusqu’en Juniors… Un super entraîneur avec qui nous avons énormément partagé, humainement parlant… Je suis vraiment heureux de le recroiser de temps en temps, il a été mon mentor dans mon apprentissage du rugby.

Thomas Jeunes Ado 1

2006… Thomas et les Cadets des Rives d’Orb sont Champions du Languedoc!

 

bassin biterrois 4En Juniors, je porterai le maillot du BB4 (Bassin Biterrois 4), qui rassemblait dans cette catégorie les Rives d’Orb et Agde, et nous jouerons une ½ finale du Languedoc, perdue contre Servian Boujan… Mais nous nous consolerons un peu en gagnant le Challenge « Panpan » des Comités ! En fin de saison, je ferai également quelques matchs en 1ère avec Cessenon / Saint-Chinian, et nous gagnerons la Coupe du Languedoc (compétition réservée aux clubs de Séries et d’Honneur du Comité).

logo servian boujanEn 2008, je suis au lycée agricole Bonne Terre à Pézenas, et à l’appel de Max Santa, ami de mon père et Président de Servian Boujan, je rejoins l’équipe Reichel du club, toute nouvellement créée, avec laquelle je ferai une saison… Une saison que je terminerai également avec l’équipe 1ère, qui évoluait en Honneur.

thomas en reichel à servian boujan 2

Thomas, ballon en main, alors Reichel à Servian Boujan

C’est là qu’au fil du temps, je me spécialise de plus en plus en n°15… Le poste d’arrière est celui que je préfère… Etre le dernier défenseur, finalement, c’est certainement un truc que je dois à mon ancienne vie de gardien de but au foot… J’ai toujours aimé avoir cette responsabilité d’être le dernier rempart de l’équipe ! Je fais partie de ces arrières qui adorent le jeu aérien pour récupérer les ballons, qui aiment plaquer, et qui préfèrent les relances à la main plutôt que d’abuser du coup de pied. Cette année là, on perd en finale du Comité de Languedoc (contre Cessenon / Saint-Chinian, avec qui je jouais l’année précédente !!), et on va jusqu’en 1/8ème de finale du Championnat de France Honneur.

Logo as beziers héraultEn 2009 je suis contacté par l’AS Béziers Hérault, qui vient tout juste de descendre en Fédérale 1, et qui cherchait des joueurs Reichel susceptibles de jouer aussi en Nationale B. Partenaire au centre de formation biterrois et entraîné par Christophe Vilaplana, Alexandre Niel et Philippe Gallard, je vais faire 2 belles saisons à Béziers, dans une équipe dotée d’un beau mélange de générations d’anciens et de jeunes, avec laquelle on ira en 1/8ème de finale du Championnat de France de Nationale B. Parallèlement, je serai également sélectionné à 7 dans l’équipe du Languedoc, avec laquelle je serai vice-Champion de France (battus en finale par Midi-Pyrénées, à Brive).

logo US BellegardeEt puis, en 2011, je suis contacté par Guy Fieu, originaire et ancien joueur de Béziers, et entraîneur de l’US Bellegarde Coupy qui joue en Fédérale 2… Je décide alors de changer complètement de contexte, et je pars dans l’Ain, à la découverte de nouveaux horizons. Au total, je ferai 3 saisons à Bellegarde, où j’ai partagé de super moments d’amitié, même si sur le plan sportif, nous sommes redescendus la première année en Fédérale 3, niveau dans lequel nous nous qualifierons par la suite 2 fois pour les phases finales du Championnat de France. Pendant mes 3 années passées dans l’Ain, profitant de la proximité avec la Suisse, je jouerai également mes fins de saison (grâce à Jean-Baptiste Ricarte, originaire de Biarritz et qui jouait lui aussi à l’US Bellegarde) avec les « Switzers Rugby », une équipe de rugby à 7 basée à Genève, ce qui m’a permis de participer à des tournois internationaux comme Amsterdam, Rome, etc…

Thomas quatuor

Pendant ses années Bellegardiennes, Thomas (2ème en partant de la droite) porte aussi le maillot des Switzers Rugby, club de rugby à 7 de Genève

Thomas à l'attaque 1

Thomas à l’attaque avec la JOPCC (photo Manon Grando)

Poussé par le « mal du pays », j’ai envie en 2014 de me rapprocher de mon berceau, de ma famille et du soleil, et je trace alors un rayon de 200 kms environ autour de Béziers… J’envoie mon CV dans tous les clubs de Fédérale 1, 2 et 3 de cette aire géographique, essentiellement donc dans le Languedoc-Roussillon et les Pyrénées Orientales. C’est par l’intermédiaire d’un copain avec qui je jouais à Bellegarde, Thibaud Renard, que j’entre en relation avec Nicolas Bruzy, entraîneur de la JO Prades Conflent Canigou… Et voilà comment je signe à Prades, où j’effectue actuellement ma 2ème saison.

 

Dans tout ce parcours, il y a forcément des « grands moments » ou des anecdotes qui t’ont particulièrement marqué, tu nous en racontes quelques uns ?

Chronologiquement parlant, j’évoquerai mes années Cadets aux Rives d’Orb, quand nous avons été Champions du Languedoc et que nous avons remporté le Challenge « Grand Sud »… Ca faisait seulement 2 ans que je jouais au rugby, c’était la période de l’adolescence, et je découvrais la joie de la victoire partagée dans un contexte collectif… C’est de cette époque que sont issus la plupart de mes bons copains d’enfance.

Thomas Jeunes Ado 2

2006 sera décidément une grande année pour Thomas et ses potes Cadets des Rives d’Orb… Vainqueurs ici du Challenge Grand Sud!

thomas en reichel à servian boujan 1

Thomas (à droite) en 1ère à Servian Boujan

Ensuite, je parlerai de mon année Reichel à Servian Boujan, au cours de laquelle je jouerai aussi en 1ère… C’est un moment important pour moi, car c’est là que je me suis vraiment découvert d’un point de vue rugbystique… J’ai pris confiance sur le terrain, et j’ai pris conscience du potentiel que j’avais en tant que joueur. C’est ce qui m’a donné ensuite l’envie de viser plus haut dans ce sport. Humainement parlant, je fais aussi de très belles rencontres à Servian Boujan, comme celle de Léandre Billaud, avec qui je partagerai aussi en suivant l’expérience biterroise.

Enfin, j’évoquerai le dernier match que j’ai joué sous le maillot de l’US Bellegarde Coupy… C’était contre Villars-les-Dombes, en match retour des 32èmes de finale du Championnat de France… On avait gagné de 6 points chez nous au match aller, et on perd de 8 points chez eux, à cause d’une pénalité pour nous qui tape sur le poteau… J’étais très ému car je savais que c’était la dernière fois que je jouais avec mes potes panneau bellegardeavec qui je venais de passer 3 magnifiques années, et j’aurais tellement voulu que l’histoire continue encore un peu !

 

Tu joues à la JOPCC (Jeunesse Olympique Pradéenne Conflent Canigou)… Peux-tu nous présenter ton club dans ses grandes lignes ?

Thomas terrain seul 2Entraînée par Nicolas Bruzy et Jean-Michel Bertrand, la JOPCC était cette saison dans la poule 11 de Fédérale 3, et nous avons terminé à la première place des phases qualificatives, en ne perdant que 2 matchs en Championnat. Nous nous sommes donc qualifiés pour les phases finales, et nous venons tout juste de gagner le match de la montée, en éliminant Tournefeuille… Nous retrouverons donc la Fédérale 2 dès la saison prochaine!!

Nous couleurs sont le « Bleu & Blanc », agrémentées des couleurs Rouge & Jaune catalanes, et nous jouons sur le Stade Clément Padrixe. Le club, qui vient de fêter son cinquantenaire, est co-présidé par Gilbert Anglès et André Faliu. Dans son histoire, la JOPCC a été Championne de France de 3ème division, en 1988 (ndlr : victoire contre Seyssins).

logo jopccPrades est un club très familial, avec un grand nombre de bénévoles, et nous avons un super groupe de joueurs. Je me souviens que la saison dernière, en Fédérale 2, alors qu’on était déjà condamnés à la descente, on était 50 à l’entraînement jusqu’à la fin. La JOPCC est vraiment un club dans lequel les liens sont forts, et par exemple, tous les mercredis et les vendredis après l’entraînement, joueurs, entraîneurs et dirigeants, on mange ensemble.

La commune compte 6000 habitants, c’est une sous-préfecture des Pyrénées Orientales, et le rugby fait bien sûr ici totalement partie de la culture, comme dans tout le Pays Catalan… Le rugby est ici le sport-roi, il véhicule une très forte identité locale, et nous pouvons donc compter sur de nombreux et fidèles supporters ! Ici, dans les Pyrénées Orientales, par opposition aux clubs plus proches du littoral méditerranéen comme Perpignan, Argelès, La Salanque, et même Céret par exemple, on nous appelle les « montagnards »… car nous sommes à l’intérieur des terres, au pied du Canigou et des Pyrénées… Dans un cadre magnifique.

equipe prades

Le Groupe Seniors 2015 / 2016 de la JOPCC… Thomas est le 1er joueur au 2ème rang, en partant de la droite

Prades est la capitale du Conflent, qui est la région des Pyrénées Orientales dominée par le Pic du Canigou, c’est ce qui explique les 2 « C » dans le nom donné au club : « Jeunesse Olympique Pradienne Conflent Canigou ».

 

Quelle est ton activité professionnelle ?

Thomas au travail

Thomas (à gauche) en mode ambulancier.

Je viens tout juste de prendre un poste d’ambulancier dans la société Ferrandi Vila, basée à Prades, et partenaire du club. Comme nous sommes agréés SAMU, nous assurons également un service d’urgence. Géographiquement, nous intervenons sur un territoire qui va en gros de Perpignan à Font-Romeu. Humainement parlant, ce métier est bien évidemment intéressant, et on essaie d’apporter le maximum de réconfort aux patients dont on s’occupe.

 

Si en (seulement) 3 mots tu devais nous dire ce que le rugby t’a apporté de plus important dans ta vie d’homme… Quels seraient ces mots ?

Le rugby m’a apporté de la confiance en moi… Ca c’est sûr ! Il m’a aussi permis de grandir en tant qu’homme, de gagner en maturité, et m’a aussi enseigné la nécessité de respecter les autres… Il m’a aussi fait connaître d’autres lieux et d’autres contextes que celui où je suis né, ce qui m’a obligé à aller vers les autres tel que je suis… Voilà je crois, en mode « raccourci », ce que ce sport m’a apporté de plus important.

 

 

 

Tu habites à Prades, qu’apprécies-tu le plus dans cette région des Pyrénées-Orientales ?


Prades, Pyrénées Orientales (66)


vue Prades - wikipedia - Pradéen66 - CCBY SA 3.0

Vue de Prades

En premier, je me suis fait ici une bonne bande de copains ! Et puis, étant fan de surf, je profite de la proximité de la Méditerranée qui, parfois, quand elle bouge beaucoup, offre quelques vagues exploitables… Certes ça ne vaut pas la vague d’Hossegor, où je suis déjà allé plusieurs fois, mais ça le fait quand même de temps en temps !

Concernant les sites de la région, j’aime bien me balader dans les ruelles de Villefranche-de-Conflent, où tu trouves plein de bons restaus, très sympas. C’est un village médiéval qui a été élu parmi les plus beaux de France, classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, et qui est réputé pour ses fortifications créées par Vauban, et le Fort Libéria, construit à flanc de montagne, qui domine la cité.

La plage de Collioure…

On aime aussi bien sûr aller sur la côte méditerranéenne, qui n’est qu’à une quarantaine de minutes de Prades… Les beaux endroits ne manquent pas… Collioure, Argelès-sur-Mer, Port-Vendres, Banyuls-sur-Mer… Et on aime aussi aller skier dans les Pyrénées, dont les stations de ski, comme Les Angles ou Pyrénées 2000 (Bolquère – Font Romeu), sont elles aussi à une quarantaine de minutes de chez nous… On est vraiment bien placés, entre mer et montagne.

Et puis pour revenir à Prades, je vais faire un clin d’œil au « Central Bar » et à Fernand, son patron, qui est sponsor de la JOPCC… Toute la famille du rugby pradéen aime se retrouver chez « Féfé » pour les 3èmes mi-temps !

 

Et au niveau gastronomie, qu’est-ce qui régale les papilles dans ce coin de France ?

Ah oui, ça, on mange très bien dans la région… Il y a d’excellents restaurants, où tu pourras par exemple goûter, entre autres, aux boulettes de picoulat (boulettes de viande à la catalane) et à la charcuterie catalane qui vaut vraiment le détour, comme le fouet par exemple, renommée saucisse fine et sèche.

 

C’est le Bellegardien Cyril Haw qui t’a adressé une longue passe depuis le département de l’Ain pour que tu rejoignes la « Mêlée Puissance 15 »… Vers qui vas-tu taper à suivre à ton tour ?

Je remercie sincèrement Cyril, qui fait partie d’une belle fratrie de rugbymen Bellegardiens, pour ce ballon qu’il m’envoie depuis l’Ain… Et c’est avec grand plaisir que je vais à mon tour le transmettre à Léandre Billaud… On se connaît depuis notre année Reichel à Servian Boujan, on a tout de suite bien accroché tous les 2 et on est parti ensemble à Béziers. Maintenant Léandre joue à Leucate, en Fédérale 2, et nous sommes bien sûr toujours restés en contact.

bouteille vinEt je voudrais aussi profiter de mon Portrait « Puissance 15 » pour adresser un gros clin d’œil à mes parents, viticulteurs à Roquebrun… Leur domaine s’appelle « Le Mas de la Plain’itude », du nom du lieu-dit où il est situé, à « La Plaine ». Dès que je peux, je vais les aider dans leur exploitation, car le travail de la vigne est une activité qui nécessite beaucoup de travail, je l’ai compris au fil du temps, et d’autant plus que mes parents développent leur production dans un contexte d’agriculture raisonnée.

Le « Mas de la Plain’itude » est aussi un point de ralliement annuel où viennent l’été pas mal de mes anciens co-équipiers de Bellegarde pendant la fête du village à Roquebrun… Et ils y retrouvent maintenant mes co-équipiers de Prades, et tous ensemble ils donnent un coup de main au Comité des Fêtes du village pour l’organisation des festivités… Je trouve que c’est un magnifique clin d’œil à mon parcours de rugby !

Et comme il faut toujours garder le meilleur pour la fin, le tout dernier clin d’œil rugbystique que je vais faire ici sera à l’intention de ceux de ma famille qui m’ont précédé sur le pré et dont j’ai suivi la route… Mon père et mon oncle, Thierry et Bernard Garriguenc, du temps où ils portaient tous les 2 le maillot de Cessenon / Saint-Chinian… Il y a fort à parier que c’est à eux que je dois l’amour que je porte au rugby!!

père et oncle thomas

1988… Thierry (au centre avec le cuissard) et Bernard Garriguenc (3ème en partant de la droite), réunis sous le maillot de Cessenon / Saint-Chinian.

 


ICONE-WEB Site Internet de la JOPCC


 

ICONE-CREDITS

Interview : Frédéric Poulet

Photos : Photo de “Une” de Thomas : TG / Photos Rugby de Thomas : Archives de Thomas et Manon Grando / Photos Seniors JOPCC: Site Internet JOPCC / Vue de Prades : Wikipedia – Pradéen66 – CCBY SA 3.0 / Vue de Collioure : Wikipedia – Doronenko – CCBY SA 3.0

Eu égard aux droits qui leur seraient associés, nous nous engageons à enlever les illustrations présentes dans cet article, sur simple demande de leurs auteurs.


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