Mercredi - 12 Mai 2021

Antoine Court et Rémi Le Dû / Du FC Grenoble… à la naissance de « Tête de lard » !


Quand ces deux-là se sont connus alors qu’ils venaient d’intégrer le Pôle Régional de Rugby du lycée Vaucanson à Grenoble, ils étaient loin de se douter quel destin commun les Dieux du Rugby leur réservaient…

Après quelques essais marqués du côté de Loriol, c’est en Isère, dans le Pays du Grésivaudan, qu’Antoine Court va définitivement prendre le virus du Rugby. Quant à Rémi Le Dû, c’est en Savoie, au Stade Olympique Ugine Albertville, qu’il suivra les traces ovales laissées par Claude et Yves. Lorsqu’arrivés en Cadets ils se retrouvent tous les deux associés en troisième ligne sous le prestigieux maillot du FC Grenoble, un lien fort d’amitié va très rapidement les réunir… Une longue histoire d’amitié qui va les mener quelques années plus tard à entreprendre ensemble, à l’issue d’un week-end fondateur passé à Vanosc, paisible village ardéchois devenu pour l’occasion centre mondial du saucisson… « Tête de lard » était née ! Aujourd’hui, c’est en portant le maillot de l’U.S. Annecy qu’Antoine et Rémi président avec bonheur à la destinée de leur entreprise… Bravo les gars !

 

Salut Antoine et Rémi… ça fait combien de temps que vous vous connaissez tous les 2 ?

Antoine :

On s’est connu en 2011, ça fait donc tout juste 10 ans… À l’époque on a 15 ans, on est recrutés par le FCG et on vient d’intégrer l’internat du Pôle Régional Rugby du Lycée Vaucanson à Grenoble, en compagnie d’une douzaine d’autres gars de la génération 96. Cette vie communautaire va nous nous permettre de développer très vite une grande complicité entre nous, en dehors et sur le terrain.

 

Rémi :

A l’internat, on est voisins de chambrée, et sur le pré, Antoine joue au départ n°8, et moi n°7, alors forcément tout ça crée des liens privilégiés et on se lie très rapidement d’amitié. Dans ce groupe figure entre autres aussi Hugo Ramon, qui nous a rejoints cette année à l’U.S. Annecy.

Rémi et Antoine (à gauche au 1er plan) déjà côté à côte avec les -16 du FC Grenoble…

 

Et avant ça, ça avait été quoi votre vie, côté Rugby ?

Antoine :

Blason des Abymes (Guadeloupe)

Je suis né aux Abymes en Guadeloupe, mais je n’en ai aucun souvenir car j’ai 6 mois quand mes parents, Karine et Stéphane, rentrent en Métropole, d’abord au Pays Basque, puis très rapidement en région grenobloise, où je vais grandir, en compagnie de Charles, mon frère cadet.

Stéphane (à gauche), le père d’Antoine, sous le maillot du BRUC en Guadeloupe

 

 

Mon père est un ancien joueur qui a fait ses classes à l’A.S. Loriol, berceau de la famille. Il a ensuite joué en Guadeloupe, puis avec les Basques de Saint-Pée-sur-Nivelle, au retour des Antilles. Mais il a arrêté relativement tôt, ce qui fait que je ne l’ai jamais vu jouer. Aujourd’hui il est membre d’une association où il aime à se retrouver avec ses amis à l’occasion de grands évènements qui peuplent la Planète Ovale… comme par exemple la dernière Coupe du Monde au Japon.

 

Mon grand-père, Robert Court, a joué à La Voulte et à Loriol, où ont joué également mes deux oncles, Joël Court et Hervé Cathala après avoir porté le maillot de Valence. Mon oncle Hervé était Président de l’École de Rugby de l’A.S. Loriol (ce qui m’ a donné l’opportunité de faire quelques tournois avec les petits Loriolais en tant qu’invité extérieur !) et correspondant du Dauphiné pour le club. Toute la famille a toujours été très investie dans le club Drômois à la fois en tant que joueurs et bénévoles.

 

Robert (en blanc au centre de la photo), le grand-père d’Antoine, sous le maillot du La Voulte Sportif

 

Antoine file à l’essai à Loriol, pour des débuts non officiels comme joker !

J’étais donc porteur de chromosomes ovales, mais le Rugby n’était pas toujours omniprésent dans notre carré familial. Certes, quand on descendait voir la famille dans la Drôme, on allait quelquefois en famille au stade de Loriol pour voir jouer les copains de mon père, et je faisais de temps en temps quelques piges avec les mini-poussins locaux grâce à mon oncle, mais ça n’allait guère plus loin.

Je faisais du judo, et un jour, vers 8 ou 9 ans, comme beaucoup de mes potes, j’ai voulu faire du foot… Cette idée a réveillé les vieux démons chez mon père qui m’a tout de suite enlevé de la tête cette idée farfelue, et m’a inscrit au Rugby ! Et comme le Rugby Club Grésivaudan était le club le plus proche de la maison, c’est là que j’ai pris ma première licence… J’ai tout de suite adoré ça ! Grâce à la pratique du judo je n’avais pas peur du contact et j’ai assez rapidement trouvé les bons réflexes à avoir dans ce milieu nouveau pour moi.

 

 

Antoine (2ème joueur debout à gauche) avec les -11 du R.C. Grésivaudan

 

Antoine en Grésivaudan… insaisissable ¾ centre !

Une super bande de copains va se créer dans le Pays du Grésivaudan autour du Rugby… d’abord au Rugby Club Grésivaudan (RCG) jusqu’en -13, puis à l’Entente du Pays du Grésivaudan qui réunissait le RCG et le Cercle Sportif Grésivaudan Belledonne (CSGB) en -15… Une bande dans laquelle il y a par exemple déjà à l’époque Jules Brotel et Sébastien Mazza (Fred, son père, nous entraînait). Plus de 10 ans plus tard, on porte tous les 3 aujourd’hui le maillot de l’U.S. Annecy.

On avait une super équipe en -15, ce qui nous a permis de rivaliser avec des clubs de la région réputés habituellement plus performantes que nous, comme Chambéry, Seyssins, Voiron etc… À l’issue de cette saison-là je suis appelé par le Pôle Régional et le FC Grenoble, que je rejoins en Cadets… et où je rencontre Rémi.

 

Y-a-t-il un entraineur qui t’a particulièrement marqué pendant tes années au Grésivaudan ?

Antoine :

Je me souviens bien sûr de tous mes éducateurs en club, mais un entraîneur va être particulièrement très important pour moi… Christophe Vallier, un prof d’EPS très investi dans le sport de haut niveau, notamment le ski, et qui avait monté une section Rugby très performante dans le collège que je fréquentais. Il était mon prof principal et m’a beaucoup aidé (et plusieurs fois sauvé la mise !) dans mon parcours scolaire qui était devenu un peu « chaotique » en 4ème… Le Rugby a été un sacré lien entre nous, et je dois beaucoup à ce qu’il m’a enseigné à cette époque.

 

Antoine (7ème debout à gauche) avec ses potes de l’Entente du Grésivaudan

 

Et toi Rémi, quel est ton passé rugbystique quand tu arrives à Grenoble ?

Claude (au centre de la photo), le grand-père de Rémi, dit « Totoch »… ici sous le maillot de l’US Annecy

Rémi :

Après être passé par la case Annecy pour la naissance, j’ai poussé à Ugine, berceau Nord-Savoyard de ma famille, en compagnie de mes parents, Danièle et Yves, et de Charlotte, mon aînée de 4 ans.

J’ai grandi dans un contexte très Rugby. Claude Mermier, mon grand-père maternel, était lui-même un ancien joueur d’Albertville, avant la fusion avec Ugine qui en 1985 a donné naissance au S.O.U.A. (Stade Olympique Ugine Albertville). Sélectionné en Équipe de France Juniors, il a intégré le Bataillon de Joinville, puis a ensuite joué à Chambéry et à Annecy, avant de revenir porter le maillot d’Ugine, où il a tenu pendant des années le « Totoch’Bar ».

 

 

Mon père a également joué au S.O.U.A et à Annecy, et il a entraîné le S.O.U.A. de 2001 à 2003, quand j’étais tout gamin. J’ai donc souvent traîné au bord des terrains avec ma mère et ma sœur, où on allait rejoindre mon père.

 

Yves (ballon en main), le père de Rémi, sonne la charge du pack de l’U.S. Annecy!

 

Rémi ballon en main à l’école de Rugby du S.O.Ugine Albertville… chaud devant !

Au vu de ce contexte familial, mes premiers pas au Rugby se sont donc faits assez naturellement. J’ai à peine 5 ans quad je rejoins les « marmousets » du S.O.U.A., alors entraînés par Laetitia Rado et René Santi. Plus que d’aller retrouver le ballon, le Rugby est au début surtout pour moi l’occasion d’aller m’amuser avec les copains et de passer du bon temps avec eux, le summum étant atteint à l’occasion des tournois.

 

 

 

Je partageais ces moments privilégiés de découverte d’un monde nouveau avec Yann, mon cousin, et aussi Robin Mugnier-Bajat, Antoine Martinez, Yann Behal, Flo Pernet… Il y avait aussi parmi nous Jérôme Rey, qui joue actuellement pilier à Grenoble… Déjà à l’époque, quand il avait le ballon en mains, ça se passait plutôt bien pour notre équipe !

 

 

Vers 12-13 ans, j’arrête de jouer pendant un an pour aller faire du Hand, et quand je reviens, pratiquement tous mes potes d’Ugine / Albertville sont partis au Rugby Club de Faverges. Je les rejoins là-bas et c’est à partir de ce moment que je ressens un vrai et profond déclic pour ce jeu de Rugby, d’autant plus que je suis doté d’un gabarit plutôt « gaillard » par rapport à la moyenne, ce qui a été je pense un atout facilitateur de cette « révélation ». Sur le pré, je rencontre et je sympathise à Faverges entre autres avec les frères Thollière, la famille Bouierek, les fils Scalzo, Alexis Miquet… et nous sommes entraînés par Pierre-Yves Leroux et les frères Scalzo… Patrick Scalzo m’a énormément fait confiance et m’a beaucoup aidé dans mon apprentissage dans le Rugby.

 

Rémi (2ème joueur debout à droite) avec ses potes de Faverges… entraînés par Patrick Scalzo (debout à droite)

 

Lorsque j’accède à la catégorie Cadets et que je rejoins le FC Grenoble, je reste en tutorat avec Faverges, ce qui me donne l’occasion de disputer le Championnat Gaudermen avec Grenoble, et de retrouver quelquefois mes potes de Faverges pour jouer le Championnat Teulière C. Quand certains week-ends j’ai la possibilité de jouer soit avec Grenoble, soit avec Faverges, le choix est parfois difficile à faire. Le Championnat Teulière se jouait à 12, sans 3ème lignes ailes… et à Grenoble, je jouais… 3ème ligne aile !

 

Ainsi donc vous vous trouvez tous les deux côte à côte pour porter le maillot « Rouge & Bleu » des -16 du F.C. Grenoble… Rémi en n°7 et toi, Antoine, en n°8…

Phases finales Gaudermen… Rémi et Antoine au 1er plan devant l’arbitre

Antoine :

C’est ça, mais je t’avoue que jouer n°8, ce n’est pas ce que j’avais prévu lors de mon arrivée à Grenoble… Jusque-là, en Grésivaudan, j’avais toujours joué ¾ centre !

Par quel sortilège es-tu donc passé du n° 12 au n° 8 ?

Antoine :

Lors du premier entraînement à Grenoble, Lionel Enselmoz, qui avait en charge les lignes arrières, annonce le rituel : « Bon allez les gars, les avants d’un côté, les trois-quarts de l’autre ! »… Donc, serein, je vais du côté des trois-quarts… et là il me dit « Hop hop hop garçon… Au Grésivaudan ils sont bien gentils, mais toi, avec nous, tu vas jouer devant ! » … !!!

Voilà comment se décident des destins ovales en moins de temps qu’il ne faut pour le dire… Je vais donc jouer 3ème ligne centre dans mes années Gaudermen, Alamercery et Crabos, avec déjà une incursion au poste de pilier à ce moment-là, d’abord pour suppléer une hécatombe de blessés, mais ensuite de façon permanente pendant mes 3 années Espoirs et la suite de ma carrière rugbystique… Bonjour la cage… et adieu le centre de l’attaque !

 

Rémi et Antoine (2ème et 6ème debout en partant de la gauche) avec leurs potes du Pôle de Vaucanson à Grenoble

 

Quels sont les faits marquants de vos années Cadets et Crabos sous le maillot Grenoblois ?

Rémi :

En Gaudermen, entraînés par Ludovic Molinier et Lionel Enselmoz, nous vivrons une belle épopée, puisqu’on va faire les phases finales du Championnat de France. Après avoir battu Valence-Romans et Bourgoin, on est stoppés à Vichy en ¼ de finale par Brive… je crois me souvenir qu’on a pris une sacrée branlée ce jour-là !

Antoine :

On fait aussi une belle saison en Crabos, où on se qualifie à nouveau pour les phases finales du Championnat de France. Une fois encore on chute en ¼ de finale, à cause d’une interception et d’un drop tout pourri … Des fois ça tient à pas grand-chose ! Quoiqu’il en soit, le Racing nous élimine d’un rien… et finira ensuite Champion de France !

 

-16 au FCG… Antoine (de face à droite) est prêt à recevoir le ballon porté par Rémi

 

Et après les Crabos, j’imagine que vous montez en Reichel ?

Rémi :

Eh non ! Suite à une réorganisation des catégories Crabos, Reichel et Espoirs, on passe directement en Espoirs à l’issue de notre année Crabos… Et là, en terme de niveau, ça change vraiment !

On aborde cette catégorie Espoirs dans un contexte d’études post-bac aménagées grâce à notre statut de pensionnaire du Pôle Grenoblois, ce qui nous permet de nous consacrer pleinement au Rugby avec tous les bons côtés de la vie d’étudiant. Je suis cette année-là en tutorat avec le S.O. Ugine / Albertville, le club de mon berceau.

 

Rémi posté en 3ème ligne… les Espoirs Grenoblois défient leurs homologues Toulousains

 

Cette année de tutorat t’a donc permis de retrouver le maillot « Rouge, Blanc & Noir » du S.O.U.A et une certaine ambiance de club…

Rémi :

Rémi (à droite) sous le maillot du S.O. Ugine Albertville… le club de ses racines !

Originaire d’Ugine et donc supporter du Stade Olympique Ugine Albertville depuis mon plus jeune âge, j’ai vraiment grandi en vivant les épopées du club qui évoluait dans le monde du Rugby de la « Fédérale », entre Fédérale 2 et Fédérale 3. Alors que je n’ai que 19 ans, le tutorat avec le S.O.U.A. me permet en effet de faire quelques matchs avec des gars que j’avais vus jouer depuis tout gamin et dont j’avais toujours entendu parler, certains ayant même été entraînés par mon père. C’est ainsi que j’ai eu l’honneur de partager le maillot avec Franck Mermillod, 3ème ligne rugueux et exemplaire, figure emblématique du club, ou encore avec Simon Martoïa, qui était revenu dans son club formateur pour sa dernière saison avant de ranger les crampons, après avoir effectué toute sa carrière à Rumilly.

Mais à l’issue de la saison, je ne suis pas conservé dans l’effectif grenoblois, et je signe à Rumilly.

 

Antoine :

2017… Antoine est Champion de France Universitaire avec Maxime Bith (à gauche) et Kevin Kornath (à droite)

Notre route commune sous les couleurs du FCG s’arrête en effet à l’issue de la première année Espoirs. La mienne va encore continuer deux saisons avec le groupe grenoblois, entrainé par le trio Jérôme Vernay / Lionel Enselmoz / Jean-Noël Perrin. Sylvain Bégon, l’actuel entraîneur de l’équipe pro du FCG, nous coachera la 3ème année. Je ferai donc au total 6 saisons à Grenoble, avant de rejoindre Annecy… Après avoir entretemps failli être… provençal !

Le passage au FC Grenoble nous a permis de jouer au plus haut niveau dans nos catégories, et de rencontrer des clubs et de voyager dans des coins comme Toulon, Clermont, Toulouse, le Racing, Bayonne, Biarritz, Bordeaux, Vannes, etc… Le Rugby a alors pris une toute autre dimension dans nos vies. On s’y est beaucoup investi, il est vrai dans un contexte privilégié, car côté études, on a pu bénéficier de l’énorme réseau d’écoles partenaires du FCG. Je crois que cela a été très rassurant pour nos parents… plus que pour nous à l’époque, mais c’est toujours après coup que tu te rends compte de ce genre de choses.

 

Quelques bons copains de ces années Espoirs à Grenoble ?

Antoine :

Plein de bons copains de la génération 96 ! Rémi bien sûr, avant qu’il ne parte à Rumilly, mais aussi entre autres Valentin Combret, Maxime Bith (aujourd’hui 2ème ligne à Vinay), Gaëtan Houdiarne (centre ou 10 à Rumilly), Kevin Kornath (3ème ligne à Castres)…

 

Donc Rémi, si j’ai tout suivi… Pendant qu’Antoine finit ses deux années Espoirs à Grenoble, toi tu joues à Rumilly… c’est bien ça ?

Rémi :

C’est ça ! J’intègre le Groupe Premier du Rugby Club Savoie Rumilly, qui est alors entraîné par Salim Tébani et Benjamin Faudot et évolue en Fédérale 2. Je serai une dizaine de fois sur la feuille de matchs au cours de cette première saison (2015/2016). Nous manquerons ensuite par deux fois la montée en Fédérale 1, barrés les deux fois par Saint-Jean-en-Royans, notre bête noire…

À Rumilly, j’ai eu la chance de jouer avec des gars expérimentés de la Fédérale, des « papas » comme on dit, comme Jean-Marc Dejean, Simon Bouvarel ou encore David Trabichet. Simon en 1ère ligne et Jean-Marc en 3ème ligne étaient des exemples pour moi puisque je joue devant, et j’ai vraiment apprécié la bienveillance dont ils ont fait preuve vis-à-vis du « gamin » que j’étais.

Durant ma dernière saison à Rumilly, j’essaie de faire venir Antoine, mais finalement il signe à l’U.S. Annecy, où c’est finalement moi qui le rejoins la saison suivante (2018/2019).

 

Rémi capte le ballon dans le ciel de Rumilly !

 

Antoine, tu m’as dit plus haut qu’avant d’arriver à Annecy, tu as failli être provençal… Tu m’expliques ?

Antoine :

En 2ème année Espoirs, je signe un contrat avec Provence Rugby, alors en Pro D2 et dont le Directeur du Centre de Formation était Michel Frachat. Une clause stipulait qu’en cas de descente du club en Fédérale 1, mon contrat s’annulait… C’est ce qui s’est finalement passé après un épisode estival houleux où la DNACG a dû trancher entre Aix-en-Provence, qui était relégable sur le plan sportif, et Bourgoin, qui l’était sur le plan financier. Alors que tout était prêt pour moi en vue de mon installation en Provence, j’ai donc dû annuler ce projet in extremis, et suis reparti pour ma 3ème année Espoirs au FCG.

 

Adieu cigales et mistral alors… Mais comment te retrouves-tu finalement ensuite à Annecy ?

Antoine :

On est en 2017… Aller plus loin avec Grenoble est compromis… J’ai envie de changer d’air… Rémi est à Rumilly et me propose de le rejoindre… Sur ces entrefaites, Michel Frachat, en plus de ses fonctions à Provence Rugby, vient également d’être nommé Directeur Sportif de l’U.S. Annecy alors en Fédérale 2…

 

Et… finalement ?

Antoine :

Je signe à l’U.S. Annecy ! En arrivant en Haute-Savoie, je découvre avec bonheur ce qu’est un vrai club amateur, avec un bel esprit de famille. Parallèlement à ça, étant en alternance chez Vinatis, je touche mes premiers salaires… donc tout va bien pour moi, la vie est belle !

 

Quand 3 ans après vous être quittés à Grenoble, vous vous retrouvez à nouveau réunis en Haute-Savoie à l’automne 2018, l’U.S. Annecy en est où ?

Rémi :

Entraîné par Julien Forge et Alexandre Cuzzit, l’U.S. Annecy vient tout juste d’être reléguée en Fédérale 3 pour raisons financières. Je ne veux pas dire de bêtise, mais je pense que j’ai dû être la seule recrue du club à l’intersaison ! L’année suivante on remonte en Fédérale 2, en éliminant d’abord Draguignan de trois fois rien à l’issue de deux matchs homériques, puis Metz en 1/16ème de finale…

Antoine :

Oui, c’est en gagnant là-haut, en Moselle, qu’on obtient définitivement notre ticket pour la Fédérale 2 ! La 3ème mi-temps et le retour Metz – Annecy (en minibus !) avec un stop mémorable à Nancy où on a retourné la ville, furent chaud-bouillant ! Je me faisais opérer le lundi matin des dents de sagesse, autant te dire que je n’ai pas eu besoin de beaucoup d’anesthésiant pour tirer le rideau… Et en salle de réveil, j’en ai inquiété plus d’un ce jour-là !

Après Metz, on passe contre Montélimar en 1/8ème, mais on est barré par Saint-Marcellin en ¼ … Sacré moments et sacrées retrouvailles avec Rémi !

 

Rémi (3ème joueur debout à gauche) et Rémi (8ème) à nouveau réunis sous le même maillot en 2018… à l’U.S. Annecy !

 

Bon Rémi, dis-moi franchement… Ton pote Antoine, tu le trouves comment sur le terrain ?

Antoine, le pilier qui rêve des grands espaces…

Rémi :

Franchement, il a de la vista pour un mec qui joue devant… Qu’il soit pilier ou talonneur sur la feuille de match, dans sa tête… c’est un ¾ centre ! … Sans doute un vieux reste d’un temps depuis longtemps révolu !

Sans trop en dévoiler je noterais tout de même chez lui un petit problème au sujet des compléments alimentaires et du cardio… sinon vraiment, tout est bon chez lui, Antoine est un sacré joueur et quand je suis installé en 3ème ligne, je suis plutôt rassuré d’avoir un gars comme lui en tronche… Les fondations tiennent bien ! Côté bagarre, je dirais qu’il est plutôt d’une nature paisible… par contre si ça part, alors là, je ne réponds de rien.

 

Bien… et toi Antoine, t’en penses quoi de ton pote Rémi, sur le terrain ?

… et Rémi, le fougueux 3ème ligne !

Antoine :

Ben déjà… quand il y est sur le terrain ! Rémi est un joueur complet avec beaucoup de qualités, dont une dont il abuse malheureusement un peu trop… l’engagement ! Et comme il évolue à un poste particulièrement exposé, il a déjà pris pas mal de « pètes » qui l’ont obligé à s’absenter du terrain pour des périodes plus ou moins longues. Pour résumer, je te dirai que Rémi, c’est un « guerrier fragile » … Toujours très sollicité et actif, que ce soit en 1ère, en 2ème ou en 3ème mi-temps… Et quand il est là, on essaie tous d’en profiter !

 

Bien joué les gars ! Qui aime bien châtie bien ! Mais sérieusement, le Rugby, il vous a appris quoi dans vos vies d’hommes ?

Rémi :

Les valeurs essentielles que le Rugby m’a enseignées sont l’humilité et le travail : week-end après week-end il faut savoir gérer la remise en question… d’abord en interne pour gagner sa place dans l’effectif, et ensuite vis-à-vis des adversaires, surtout quand on n’a pas été bon. Ce qui est sûr, c’est que le travail paie, mais on n’est jamais complètement à l’abri de rien, notamment parce que le Rugby est un sport de contact, faut-il le rappeler, et donc susceptible de raccourcir quelques saisons. En résumé, je dirai que rien ne peut et ne doit jamais être considéré comme acquis dans ce sport. C’est vrai pour tous les postes, mais en particulier pour celui de 3ème ligne.

Antoine :

Le rugby forge notre façon d’être au quotidien, et je dirai que la fameuse expression « Le Rugby est un sport de voyous pratiqué par des gentlemen » n’est pas totalement juste, dans le sens où le Rugby a largement participé à mon éducation. Il m’a inculqué certaines valeurs importantes très utiles dans la pratique de notre sport et dans ma vie quotidienne, comme le respect, l’amitié, le courage, le “vivre ensemble”. Que je sache, ces valeurs ne sont pas des valeurs de voyous…

 

Côté Études, quel a été votre parcours ?

Rémi :

Après un BTS MUC (Management des Unités Commerciales), j’ai obtenu une Licence dans la Grande Distribution. J’ai eu la chance d’effectuer mes études en alternance, ce qui m’a permis d’entrer rapidement dans le monde de l’entreprise, chez Leroy-Merlin.

Antoine :

Pareil pour moi ! Après un D.U.T. GEA (Gestion des Administrations et des Entreprises), j’ai fait un Bachelor Négociation Commerce Marketing en alternance chez Vinatis, entreprise leader dans l’achat de vin en ligne.

 

Et puis, à l’issue de vos formations respectives, vous avez envie d’entreprendre ensemble…

Antoine :

Oui, le projet de créer une activité ensemble a très vite été mis sur la table. C’est une idée qui avait germé à Grenoble au tout début de nos études supérieures, en se disant que ce serait super, un jour, de monter un business ensemble. Disons que c’est un projet qui traînait dans nos têtes respectives depuis quelque temps déjà…

 

Qu’est-ce qui a déclenché le « passage à l’acte » ?

Rémi :

Un beau week-end de juin 2018, on décide de partir au 1er « Mondial Rabelais du saucisson », organisé par l’Académie Ardéchoise des Amateurs de Saucisson, dont la première édition se déroulait à Vanosc, paisible village Ardéchois d’un peu plus de 900 âmes. Sur les deux jours, 13.000 visiteurs (dont nous !) vont envahir les lieux pour y déguster des centaines de saucissons venus de tous les coins de France, et même quelques-uns de l’étranger… Un vrai raz-de-marée, pour la plus grande joie des organisateurs, des exposants producteurs… et des goûteurs (dont encore nous !).

L’affluence est tellement énorme, et l’ambiance tellement conviviale, que beaucoup de visiteurs (dont nous !) ayant peu anticipé les problématiques de logistique (enfin, ça c’était à l’époque, on s’est beaucoup amélioré depuis…), se voient être hébergés chez l’habitant, tous les hôtels et autres chambres d’hôtes du coin ayant été pris d’assaut.

 

Vanosc, paisible village Ardéchois… C’est là que les Dieux du Rugby ont donné rendez-vous aux Dieux de la Charcuterie un beau week-end de 2018 pour changer la destinée d’Antoine et de Rémi…

 

Antoine :

En allant à Vanosc, on a déjà une petite idée en tête, qui nous avait été suscitée par l’expérience que j’ai vécue chez Vinatis. Et participer de façon active à cet évènement nous permet de discuter avec un très grand nombre de producteurs, qui pour la plupart nous disent qu’ils aimeraient bien être présents sur le web pour promouvoir et vendre leurs produits, mais qu’ils n’ont ni le temps ni les moyens nécessaires pour mettre en œuvre un tel projet…

C’est comme ça que « l’idée » initiale s’est vraiment concrétisé dans nos têtes. On a compris la problématique des producteurs en discutant en direct avec eux. Le Mondial du saucisson a réellement été l’évènement déclencheur du projet qui germait en nous.

 

Vous avez compris quoi en particulier ce week-end-là ?

Rémi :

On a compris que pour répondre au besoin des producteurs avec qui on discutait, il fallait non seulement créer une Marketplace pour promouvoir et vendre leurs produits, mais également leur enlever les contraintes logistiques liées à la gestion des commandes : gestion du stock, mise en colis, expédition, suivi, facturation, etc…

 

Finalement, quelle solution avez-vous mise en place ?

Antoine :

On a créé une plateforme web qui permet au consommateur final d’acheter en ligne des charcuteries artisanales de qualité issues de différents producteurs et terroirs. Et on a créé tout le process qui permet à nos clients d’être livrés en 24 heures, grâce à un stock centralisé chez nous… « Tête de lard » était née !

Imagine par exemple un couple habitant à Lyon… Madame est Ardéchoise et Monsieur est Savoyard… Eh bien grâce à « Tête de lard », ils peuvent accéder facilement et rapidement à leurs « Charcuteries-Madeleines-de-Proust » respectives, réunies dans le même colis.

 

Bien joué ! En plus vous êtes pour la paix des ménages alors ! Dites-moi, « Tête de lard » … c’est bien vu comme nom… Comment l’avez-vous trouvé ?

Rémi :

Même s’il peut paraître assez évident aujourd’hui compte tenu de notre activité, trouver le nom n’a pas été si facile que ça. On a beaucoup brainstormé dessus… C’est Guillaume Lusvardi, Graphiste / Webdesigner qui l’a sorti… et là on s’est dit : « Bon Dieu, mais c’est bien sûr ! ».

 

Quelle est l’étendue de votre offre et quelles sont les valeurs que vous défendez avec « Tête de lard » ?

Antoine :

La convivialité… une des valeurs-clé de « Tête de lard »

Les valeurs qu’on défend sont des valeurs de terroirs, d’authenticité, de qualité et de traçabilité des produits… et bien sûr de convivialité !

On couvre toute la gamme de charcuterie sèche : saucisson, jambon, pâté, rillettes, foie gras, filet mignon, chorizo, coppa, magret de canard etc… ainsi que des plats cuisinés : recettes de terroirs, recettes d’antan, recettes familiales etc… élaborées avec des produits nobles puisque issus des producteurs eux-mêmes.

En termes de sourcing produits, avec plus d’une quarantaine de producteurs-artisans partenaires, on couvre aujourd’hui la quasi-totalité des régions métropolitaines françaises, mais pas toutes encore. Il nous reste par exemple à intégrer la Bretagne. Nous avons également une magnifique gamme de produits issue de deux pays voisins, réputés aussi pour leur charcuterie… l’Espagne et l’Italie.

Rémi :

Nous avons également développé une offre de services liée à l’évènementiel. Cette offre sur mesure consiste à proposer des prestations de « découpe de jambon au couteau » en live, ainsi que des plateaux de charcuterie « sur-mesure », qui nous sont demandés à l’occasion par exemple de séminaires d’entreprises, ou d’évènements privés tels que mariages, anniversaires, apéritifs dinatoires, etc…

Enfin, nous avons également créé une gamme de « coffrets-cadeaux », par exemple à l’attention de ses collaborateurs pour une entreprise, ou à l’attention de ses amis pour un particulier. Cette offre est enrichie grâce à un partenariat avec Vinatis et « La Crèmerie des Marchés » (dirigée par Marc Dubouloz à Annecy), pour élaborer des coffrets « charcuterie / vin / fromage » très qualitatifs.

 

Tête de Lard / Vinatis / Crèmerie des Marchés… un partenariat gagnant ! Rémi et Antoine entourent ici Marc Dubouloz (Crèmerie des Marchés) et Ludovic Rignac (Responsable Grands Comptes Vinatis et ancien joueur de l’US Annecy)

 

Vos clients… c’est qui ?

Rémi :

Notre panel de clients est très large, tant en termes d’âge que de C.S.P. (Catégories Socio-Professionnelles). Nos produits sont adaptés vraiment à tout le monde, grâce à des prix étudiés pour cela. On constate une certaine fidélisation de notre clientèle… quand on a goûté à des produits de qualité très facilement accessibles via notre plateforme web, on y revient forcément !

Nous sommes très à l’écoute de nos clients, et on n’hésite pas à se rapprocher d’eux par différents moyens dans le souci constant d’améliorer la qualité du service qu’on leur apporte. C’est un élément très important car même si le train « Tête de lard » est déjà bien lancé aujourd’hui, on est toujours dans la phase de consolidation et de perfectibilité du concept… Et puis n’oublions pas que nous sommes des Rugbymen (et en plus on joue devant !), alors le contact, c’est dans notre ADN !

 

Vous avez été aidés dans votre parcours de créateurs de « Tête de lard » ?

Antoine :

Emmanuel Toussaint et Olivier Ivangine, créateurs de Vinatis et parrains de cœur d’Antoine et Rémi (Photo DR / Vinatis)

Dans cette aventure, on a surtout été beaucoup aidés par Olivier Ivangine et Emmanuel Toussaint, les deux co-fondateurs de Vinatis, et par leur équipe. Ils nous entourent de toute leur bienveillance, et de bien plus encore depuis le démarrage du projet. Ils nous ont pris sous leurs ailes et ils représentent vraiment pour nous des exemples que nous essayons de suivre.

C’est une très grande chance pour nous d’avoir de tels parrains de cœur qui ont réussi depuis une vingtaine d’années à mettre en place un modèle de distribution gagnant grâce au web, et également un modèle de management en phase avec les aspirations de notre temps. Olivier et Emmanuel sont pour nous des modèles d’entrepreneurs, et une immense source d’inspiration… Nous les remercions sincèrement de tout ce qu’ils ont fait et font encore pour nous.

Rémi :

Et puis, bien sûr, le formidable réseau du Rugby a lui aussi participé au développement de « Tête de lard » … Nos copains ont été nos premiers clients ! Grâce à notre statut de joueurs de l’U.S. Annecy, nous bénéficions d’un contact très privilégié avec nos supporters ainsi qu’avec les entreprises partenaires du club. Il est indéniable que tous les coups de pouce qui nous sont donnés pour promouvoir et proposer notre offre et notre savoir-faire via le Rugby nous aident beaucoup à gagner en visibilité… et ensuite le bouche à oreille fait son œuvre.

 

Avez-vous chacun votre « pré carré » au sein de l’entreprise ?

« Tête de lard » chez Christophe Guèze, dans sa charcuterie à Vernoux-en-Vivarais (Ardèche)

Rémi :

Nous sommes assez polyvalents et nous faisons pas mal de choses ensemble, notamment tout ce qui est lié à la logistique (préparation et expédition des commandes). Pour ma part, je m’occupe plus spécifiquement du marketing, de la communication (animation des réseaux sociaux, production de notre Newsletter…), et de la digitalisation de l’offre sur notre site Internet.

Antoine :

Quant à moi, je m’occupe des achats, de la sélection des produits, de la gestion, de la veille concurrentielle… Pour le sourcing des producteurs, le « Mondial du saucisson » a été une source extraordinaire puisque ce qui se fait quasiment de mieux en charcuterie était présent en un même lieu et en un même temps, nous travaillons donc avec pas mal de producteurs rencontrés là-bas. Je fais aussi beaucoup de veille sur les différents concours qui sont organisés dans la profession, en vue de détecter et d’approcher notamment les producteurs primés ou médaillés.

Rémi :

Je trouve qu’on forme avec Antoine un bon duo aux manettes de « Tête de lard », et qu’on se complète plutôt bien pour résoudre les problématiques auxquelles nous sommes confrontés dans le quotidien pour faire avancer notre entreprise. Par contre, je suis régulièrement obligé de procéder à des inventaires intempestifs pour vérifier si les stocks n’ont pas bougé, surtout après l’heure du goûter !

Antoine :

Ah ! Celle-là je m’y attendais… Mais je tiens quand même à préciser que Rémi goûte autant que moi ! D’ailleurs j’ai fait mettre des caméras partout dans l’entrepôt sans qu’il le sache, et j’ai des preuves…

Blague à part, oui, c’est vrai, je pense qu’on forme un bon tandem Rémi et moi… On se connaît depuis longtemps, le Rugby et la camaraderie qu’il engendre ont su créer un lien très fort entre nous, on a monté une boîte ensemble… Compte tenu de notre histoire commune on est forcément très complices, ce qui facilite les choses pour qu’il y ait le moins possible de tensions entre nous.

 

J’ai l’impression que l’aventure « Tête de lard » vous rend plutôt heureux les gars… je me trompe ?

Antoine :

Oui en effet, aujourd’hui, je peux dire que je suis vraiment heureux ! Ce métier d’entrepreneur m’épanouit complètement… Je sais pourquoi je me lève le matin. Même si, comme pour toute entreprise, on ne sait pas toujours de quoi sera fait demain, nous vivons quelque chose d’exaltant et d’hyper formateur. On découvre tous les jours de nouvelles choses, de nouvelles personnes, on est libres, on peut continuer à jouer au Rugby… C’est une magnifique expérience de vie !

Rémi :

Ce que j’apprécie le plus dans « Tête de lard », c’est la diversité de nos actions, qu’elles soient d’ordre stratégique pour savoir dans quelle direction nous devons orienter l’entreprise pour en faire un incontournable de la vente de charcuterie en ligne, d’ordre relationnel quand nous rencontrons nos producteurs ou que nous participons à un évènement, ou d’ordre opérationnel quand il s’agit de nous remonter les manches pour préparer nos colis et les expédier… Et c’est vrai, tout ça mis bout à bout constitue une magnifique expérience de vie !

 

Rémi et Antoine toujours côte à côte… les rois de la découpe ! (photo Le Studio’z)

 

Et à part le Rugby et « Tête de lard », vous aimez faire quoi dans vos temps de loisirs ?

Rémi :

J’aime bien tout ce qui est sport extrême comme le ski, le kitesurf, le surf… et puis bien sûr, avant tout ça, et bien loin devant… il y a ma compagne, Anouck… la cousine d’Antoine !

Antoine :

Quand je te disais que je suis bon en sourcing… c’est un métier ! Moi je préfère des trucs plus paisibles et plus nature… Faire de la plongée, aller aux champignons… Et comme on a un super cadre de vie à Annecy, j’aime me balader dans cette région magnifique, en particulier quand je la parcours avec Lisa (qui n’est pas la cousine de Rémi !), qui partage ma vie.

 

Si on se quitte en chansons, vous me faites écouter quoi ?

Rémi :

Pour moi, ce sera « Les copains d’abord », de Georges Brassens

ICONE-VIDEO« Les copains d’abord » – Georges Brassens

 

 

Antoine :

Et pour moi ce sera : « Les Allobroges » … L’hymne savoyard qu’on entonne avec nos supporters pour fêter les victoires à domicile.

ICONE-VIDEO« Les Allobroges »

 

 

Et ce ballon « Puissance 15 » que vous avez reçu de Jonathan Wullschleger, vous le passez à qui maintenant ?

Rémi :

Un grand merci à Jonathan pour cette passe « Puissance 15 ». Compte tenu qu’il a rejoint l’US Annecy en 2019, la crise sanitaire ne nous a pas encore permis de jouer énormément de matchs ensemble, mais on attend la prochaine saison avec impatience pour y remédier. C’est un super mec, et c’est un grand plaisir de porter le même maillot que lui.

Antoine :

Pour faire vivre ce ballon, on envoie d’abord une grosse pensée symbolique à Olivier Ivangine, cofondateur de Vinatis et qui est lui-même un ancien Rugbyman. Et on fait la passe à Ludovic Perruisset, un de nos coéquipiers, histoire de conserver encore un tout petit peu le ballon Puissance 15 à l’US Annecy. Ludovic, Annécien depuis toujours, vient tout juste de créer sa propre entreprise, A2P, spécialisée dans les Aménagements Extérieurs… ce sera pour lui l’occasion de nous la présenter !

 

ICONE-WEB Site de l’U.S. Annecy Rugby

 

ICONE-WEB Site de “Tête de lard”

 


ICONE-CREDITS

 

 

 

Interview : Frédéric Poulet

Crédits Photos : Photo de Une : Le Studio’z / Photos Rugby et photos d’Antoine et Rémi au travail : archives personnelles d’Antoine et Rémi (crédits identifiés indiqués dans légendes des photos) / Photos charcuterie : site Internet “Tête de lard” / Blason les Abymes : Wikimedia / Photo village Vanosc : Wikipedia-Vanosc-Travail Personnel Pasquion-CC BY-SA 4.0 

Eu égard aux droits qui leur seraient associés, nous nous engageons à enlever les illustrations présentes dans cet article, sur simple demande de leurs auteurs à f.poulet@puissance15.fr.


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