Vendredi - 10 Juillet 2020

Thomas Charabas / Interne en médecine et Arbitre du TOP 14


Portrait Thomas

C’est par un mercredi après-midi pluvieux, du côté de Bayonne, que les Dieux du Rugby ont envoyé à cet homme, alors lycéen, un sifflet magique, que dès lors il ne lâchera plus…

Et comme il est inutile de lutter contre la volonté de ceux qui voient tout et décident de tout ici-bas, voici comment fut scellée la destinée rugbystique de Thomas Charabas ! Il quittera en effet quelques années plus tard ses crampons de joueur pour se consacrer exclusivement à l’arbitrage, avec au bout du compte, une ascension fulgurante dans la hiérarchie des maîtres en la matière… Jugez plutôt, à 26 ans à peine, il officiera déjà au plus haut niveau que le rugby français puisse offrir… Le Top 14 ! Et si un jour ces mêmes Dieux du Rugby le mirent à rude épreuve du côté de Jean Bouin, c’était pour démontrer que l’on peut être jeune, et avoir le caractère bien trempé… De la trempe, ce garçon n’en manque pas, stéthoscope autour du coup la semaine, et sifflet à la bouche le week-end… Merci Thomas !

 

Bonjour Thomas, le rugby, pour toi, ça commence quand, où, pourquoi, comment ?


Ondres, Landes (40)


panneau ondresJ’ai toujours vécu dans le « sud-ouest du Sud-ouest », sur la côte basco-landaise, du côté d’Ondres et de Bayonne… Une région où le rugby règne en maître, laissant le ballon rond, plus présent vers Pau et Bordeaux, loin derrière.

De plus, mon père, Philippe, est un ancien ¾ centre de Groupe A et B à l’époque du grand SA Hagetmautien, dans les années 80… Une équipe « rugueuse » et accrocheuse, Championne de France de Groupe B en 1983… Une époque où tu ne restais pas longtemps au sol sans prendre un pointu dans les gencives ! Installé professionnellement à Bayonne, mon père a terminé sa carrière de joueur à l’AS Bayonne, et tout gamin, je l’accompagnais voir l’ASB au Stade Saint Léon panneau affichage(avant qu’il ne soit rebaptisé Jean Dauger). Je me souviens que je tenais le panneau de score avec les dirigeants, et que pour avoir cet honneur là, il fallait réviser : le drop à 3 points, la pénalité à 3 points, mais pas la transformation, seulement 2, etc… Et ne pas oublier le chronomètre… Etais-je donc déjà prédestiné ?

 

Hagetmau titre groupe B 1983

SA Hagetmau Champion de France Groupe B en 1983. Philippe, le père de Thomas, est le 3ème accroupi à la droite du bouclier.

Quand je suis à l’école primaire à Ondres, dans les Landes, le rugby est une activité qui nous occupe beaucoup, et pratiquement tous mes copains sont licenciés au club du village, mais pas moi, car je n’en ai pas vraiment envie… Quel c.. ! Avec le recul, je me dis qu’au moins, ça m’aura laissé un peu plus de temps pour faire mes devoirs, ce qui au final, sur le long terme, m’a aussi servi… Et puis logo as bayonnefinalement, comme à l’époque je suis un peu « bouboule » et que je m’ennuie, je m’y mets moi aussi officiellement, et je prends une licence à l’AS Bayonne, où mon père est dirigeant… On est en 2005 je crois, et cet évènement va alors avoir une influence considérable sur le cours de ma vie… Mais ça, à ce moment là, bien sûr, je ne le sais pas encore !

 

Quel a été ton parcours de joueur, et qu’en retiens-tu de meilleur ?

Thomas à Bayonne

2005 : Thomas (à droite) avec les Cadets de l’AS Bayonne

Compte tenu de mes études et de mon engagement dans l’arbitrage, ma carrière de rugbyman aura été brève… Quelques saisons seulement, en Cadets, Juniors Balandrade et Reichel, et quelques matchs en Seniors. Nous n’étions pas les meilleurs joueurs du monde, loin de là… Mais à force de travail et avec beaucoup de solidarité nous avons finalement réussi à faire tomber pas mal d’équipes ! Mais outre le challenge sportif, ce que je retiens d’essentiel de mon expérience de rugbyman, c’est surtout les rencontres que j’ai pu faire et qui m’ont appris à aimer ce sport. Le rugby m’a permis de rencontrer mes meilleurs amis, et aussi des entraîneurs passionnés, des dirigeants dévoués… Bon nombre d’entre eux étaient là, dans les tribunes, pour mon premier match de TOP 14 et ça, ça m’a fait un plaisir énorme !

 

Entre l’arbitrage et toi, qui de vous 2 a fait le premier pas ? Quel chemin avez-vous suivis ensemble, depuis tes tous premiers coups de sifflet ?

Je pense que c’est l’arbitrage qui a fait le premier pas !

Même si dans la vie j’ai toujours eu du caractère, quand je jouais, je ne me posais pas vraiment de questions par rapport à l’arbitre : il sifflait ? Ok, j’allais à 10 mètres… Il me mettait un carton ? Bon, j’ai dû le mériter (ce sont les « risques du métier » en 2ème ligne…)… C’était comme ça, et je me pliais à ses décisions sans trop y porter d’attention particulière !

La seule expérience personnelle que j’avais en la matière, c’était les quelques matchs de foot que j’avais arbitrés dans la cour de l’école ou du collège à la récré… Car comme j’étais nul (de chez nul !) à ce jeu, faire l’arbitre me permettait de cacher ma relative incompétence ballon au pied !

Et puis, comme bien souvent, un jour, il se passe dans ta vie un truc qui te la fait voir sous un angle nouveau…

Et je me souviens parfaitement de mes débuts dans l’arbitrage ! J’ai 17 ou 18 ans, c’est un mercredi après midi pluvieux, à l’occasion d’une compétition UNSS à laquelle notre prof de sport du lycée Cassin à Bayonne, Roland Pétrissans, ancien grand numéro 8 de l’Aviron Bayonnais, nous a amenés… Là, en plus de jouer, quand ton équipe est au repos, il faut que quelques uns se dévouent pour aller arbitrer les autres matchs… Et voilà que je me retrouve à arbitrer en binôme avec (le grand!) David Chartier… C’est un peu la foire sur le terrain, mais globalement c’est plutôt sympa… Henri Rousselle, un des responsables de l’arbitrage, trouve que je me débrouille assez bien, et il me propose de devenir arbitre officiel… !?!!

panneau bardosAu début je ne sais pas trop, j’hésite, je préfère vraiment continuer à jouer… Mais j’essaie quand même ! Et quelques journées de formation avec Henri Rousselle et Vincent Azoulay (arbitre de TOP 14 de l’époque) suffisent à me convaincre complètement… Je fais ma « première » à 18 ans, sur un Bardos-Orthez en catégorie Cadets… panneau orthezBaptême du feu sympa… Bagarre générale (juste 2 jaunes!), c’est ça aussi le rugby… Ca me plaît… et me voila arbitre !

A partir de là, je continue quelques saisons en jouant le samedi, et en arbitrant le dimanche. Mais à force, avec les études de médecine elles aussi très chronophages, mon emploi du temps devient vite surchargé… Je tiens néanmoins à terminer mes années Reichel avec mes potes de l’AS Bayonne et d’Anglet, et ce n’est qu’arrivé en Seniors que je laisse le protège-dents de coté, pour ne garder que le sifflet !

 

logo federale 3Finalement, quand j’y réfléchis, mon parcours d’arbitre est allé assez vite, et même très vite. C’est une chance, mais cela a aussi été une difficulté, car cela m’a demandé énormément de travail. C’est à l’âge de 20 ans que j’ai commencé à arbitrer tous les week-ends. Quand j’ai obtenu mon diplôme d’arbitre fédéral, j’ai été classé en Fédérale 3 pendant quelques mois, puis je suis « monté » en Fédérale 2, puis rapidement en Fédérale 1 (une division exceptionnelle, dans laquelle se côtoient le niveau des pros et le super état d’esprit des amateurs!)… Je suis arrivé en PRO D2 à 24 ans, un gamin dans la cour des grands … Mais bien accompagné et suivi par un système de supervision et de coaching mis en place par le Président de la Commission Centrale des Arbitres, Didier Mené, et toute son équipe.

logo top 14Ainsi j’arrivais dans le monde des pros, ce qui impliquait d’être confronté à un autre état d’esprit et à d’autres exigences… Et après 2 saisons passées à arbitrer une division très « physique au près » (la PRO D2), j’ai la chance d’accéder au TOP 14 à l’intersaison 2015… Pour moi, cela n’avait jamais vraiment été un « objectif à tout crin », mais quand j’ai vu la désignation apparaître pour mon premier match, je me suis dit : « Ah ouais… Quand même… ».

 

Quel est le 1er « grand match » que tu as eu à arbitrer… Et peux-tu nous confier quelques uns de tes moments marquants vécus en tant qu’arbitre ?

logo stade francaisJe ne sais pas vraiment quel a été le premier « grand match » que j’ai arbitré… Chaque année, en fin de saison j’ai eu la chance de diriger des phases finales (Fédérale 2, Fédérale 1…), et à chaque fois je me suis dit avant de siffler le coup d’envoi : « P…. ! Celui-là, c’est le plus gros match depuis mes débuts ! »… Cela ne me mettait pas la pression, mais au contraire davantage de motivation !

Quand à mes souvenirs « marquants » depuis que j’officie en tant qu’arbitre, ils sont nombreux… Des phases finales, des matchs rugueux, des sorties difficiles, des voyages à l’étranger, etc… Alors, je vais t’en confier un qui reste pour moi somme toute assez original : Pour mon 2ème match de TOP 14, je suis désigné pour un « Stade Français / Toulon » (ni plus ni moins que les Champions de France contre les Champions d’Europe…), à 21h00 un dimanche soir…. Bref, grosse affiche, donc grosse audience, et gros moyens avec caméra arbitre, etc… 20 minutes seulement avant le coup d’envoi, un technicien vient m’informer qu’il y a un problème d’éclairage sur le stade!! En effet, Jean Bouin baigne dans une sorte de semi-pénombre, et le terrain est traversé dans toute sa longueur par une large bande noire… Jouable certes, mais pas dans des conditions optimales, surtout pour bien visualiser les situations ou pour l’arbitrage vidéo…

Projecteurs stade F_97450050

To play or not to play… That’s the question !

logo rc toulonEt là, tu te retrouves à 26 ans, tout seul à devoir décider pour les 2 équipes, 12.000 spectateurs dans le stade, et des centaines de milliers d’autres devant la télé… Tout en sachant que si tu ne fais pas jouer (eu égard au principe de précaution), ça va « gueuler », et que si tu fais jouer, mais qu’au bout de 20 minutes c’est une catastrophe et que personne n’y voit rien…. Ca va gueuler aussi !! Je tiens quand même à préciser que ni Canal, ni les équipes ne nous ont mis la pression pour décider, la situation étant tellement improbable pour eux aussi !!

Finalement, nous avons « tenté le coup » en faisant jouer le match, et cela s’est bien passé ! Peut-être l’obscurité a-t-elle au moins permis de masquer quelques erreurs d’arbitrage… En tout cas, ce fut un moment original et sympa… Et puis, rendre mes potes jaloux en étant interviewé par Isabelle Ithurburu… Ca valait bien tout ça !!

 

C’est quoi la semaine type d’un arbitre qui va officier le week-end en TOP 14 ? Quel est « l’entraînement » auquel tu es soumis, et l’accompagnement dont tu bénéficies pour mener à bien cette responsabilité ?

Video camera lensLe début de la semaine est occupé à revisionner le match du week-end passé… On revoit les images pour déterminer ce qui a bien marché, et surtout là où nous avons commis des erreurs, afin de pouvoir trouver des solutions pour éviter de les renouveler à l’avenir. Ca prend beaucoup de temps car c’est bien sûr très important, et cela occasionne beaucoup de discussions et d’échanges avec ceux qui nous évaluent.

Sur le plan physique, il faut plusieurs entraînements par semaine pour espérer être en bonne condition sur un match de TOP 14. C’est du fond, mais aussi des séances de fractionné et de sprint, autant de situations auxquelles tu es confronté quand tu es en plein match… Il est indispensable d’être bien physiquement pour être bien mentalement, et nous avons un préparateur physique qui chaque semaine nous transmet le programme d’exercices à réaliser en vue du rendez-vous du week-end.

 

Qu’est-ce que l’arbitrage t’a appris du rugby… Que tu ignorais de lui jusque là ?

Je suis conscient que nous avons la chance d’évoluer dans un sport plutôt « propre » et « sain », avec un bon état d’esprit, qui bénéficie d’une image très positive dans la société, et dans lequel les relations sont la plupart du temps agréables et sincères… Tout ça, c’est extrêmement appréciable.

Je pense que les fameuses « valeurs du rugby », dont on parle souvent, existent bel et bien, et nous devons tout faire pour les préserver, chacun à notre place. Le respect de l’arbitre en est un point central et crucial, mais cela ne tombe pas du ciel… Bien sûr, ça passe par un bon comportement de l’arbitre avec les joueurs, nous devons être assertifs, et comprendre la frustration, parfois, qu’ils peuvent ressentir… Et puis, heureusement, nous disposons d’un arsenal de sanctions très varié et dissuasif (de la pénalité au carton rouge, en passant par les « 10 mètres de plus » ou le carton jaune…) qui nous aide un peu à forcer le respect…

Thomas situation arbitre top 14

Thomas… Une belle histoire d’amour du rugby qui l’a mené au top de l’arbitrage français ! (Crédit photo : Icon Sport)

Il faut être très vigilant sur les comportements déviants et contestataires qui peuvent très rapidement s’installer (le haut niveau ne donnant pas forcement l’exemple!), sous peine de ressembler à d’autres sports… Quand nous dirons : « C’était mieux avant ! », alors il sera trop tard…

 

Et à côté du rugby, tu t’es donc engagé dans la médecine… Tu nous racontes ? Existe-t-il des interactions entre ton côté « médecin » et ton côté « arbitre »… Si oui, lesquelles ?

thomas en médecin

Thomas, côté médecin…

Je suis actuellement en 2ème année d’internat en médecine, et si ma mémoire est bonne, ça doit faire 8 ou 9 ans que je suis dans les études de médecine… On arrive au bout, mais c’est long ! J’ai une formation de médecin généraliste, et en ce moment, je suis en poste à l’Hôpital de Bayonne.

Malgré la difficulté des études et un emploi du temps d’interne très chargé, je ne regrette pas mon orientation… La médecine, c’est un métier réellement passionnant, à la fois technique et humain, dans lequel il n’y a jamais de routine, car aucune prise en charge n’est identique à une autre. On ne se lasse jamais, et si parfois on fatigue un peu et on prend du repos, la coupure n’est jamais bien longue, car le métier et les patients viennent rapidement à nous manquer.

 

stethoscopeQuant aux « interactions » médecin / arbitre, je crois effectivement qu’il y en a de bien réelles… Comme pour tous les métiers, je suis convaincu que si l’homme que tu es influence l’arbitre que tu seras sur le terrain, la réciproque est tout aussi vraie ! Et je pense que la pratique de la médecine a plutôt une bonne influence sur ma pratique de l’arbitrage : le côté « médecin » m’oblige à être organisé et structuré, et cela aide forcément mon côté « arbitre » pour « professionnaliser » mon approche des matchs. De même, le fait de traiter de choses graves et parfois très tristes dans mon métier, me fait énormément relativiser sur certaines « blessures » sur le terrain, ou autres polémiques populistes déclenchées par des entraîneurs en mal d’exposition médiatique ou se sentant en danger, et cherchant un bouc émissaire… Le rugby reste un sport, c’est un loisir et cela doit être un moment heureux, pas une prise de tête !

Alors oui, le médecin que je suis la semaine vient en aide à l’arbitre que je suis le week-end, et siffletinversement… Le fait d’être arbitre et d’être confronté à des situations conflictuelles ou à des ambiances stressantes (public, tension,…) m’aide en retour dans l’approche de situations identiques au travail (patient agressif, ou situations d’urgences dans lesquelles il ne faut pas subir la pression…)… Les interactions, positives, sont bien dans les 2 sens !

 

Tu es né et tu as poussé en Aquitaine… Pour toi, c’est quoi l’Aquitaine ? Qu’est-ce que tu y apprécies particulièrement ?

carte aquitaine - Wikipedia - Oie Blanche CC BY SA 3.0Ah l’Aquitaine… C’est chez moi ! J’ai toujours vécu là, y compris pour mes études, effectuées à Bordeaux. Je voyage beaucoup en France et à l’étranger maintenant que j’arbitre à ce niveau, et j’ai donc déjà eu l’occasion de découvrir, parfois plusieurs fois, de nombreux territoires… Et pour être sincère, il y en a peu (même aucun !) que j’échangerais avec le mien.

Je pense qu’en particulier, dans notre région basco-landaise que je connais bien, il y a un équilibre qui est sain… Il fait bon vivre ici! Géographiquement, il y a tout : la plage, la campagne, la montagne, un climat agréable (bon il pleut pas mal c’est vrai…). Humainement et socialement, les gens sont « tranquilles », pas stressés, et plutôt accueillants. L’ambiance des soirées et des fêtes d’été est extraordinaire, et la proximité avec l’Espagne est vraiment un plus.

Bien sûr, tout n’est pas parfait, nous restons quand même un peu « loin de tout » par rapport à d’autres régions françaises… Les moyens de communication (train, avion…) avec le reste du pays peuvent être améliorés, nous ne produisons pas de whisky…

 

C’est Fred Canjouam, qui a entraîné la génération 89 des Balandrade de l’entente AS Bayonne / Anglet dont tu faisais partie, qui t’a transmis le ballon « Puissance 15 »… Que retiens-tu de l’épopée vécue avec cette équipe ? Et à ton tour, en direction de qui vas-tu maintenant taper à suivre ?

J’adresse un grand merci à Fred… Il est vrai que la rencontre avec cette génération 89, d’abord en Cadets, puis ensuite en Balandrade et Reichel avec Fred Canjouam aux commandes de l’entraînement, a vraiment changé ma vie, car j’y ai trouvé des potes exceptionnels qui m’ont fait aimer le rugby, ce qui m’a permis de devenir arbitre, de découvrir d’autres amis encore et de vivre tout ce que je vis de bon actuellement.

Je ne sais plus qui disait : « le rugby, c’est un ballon et des copains autour, quand il n’y a plus de ballon il reste les copains »… C’est ce que je pense profondément !

fred canjouam as bayonne balandrade

Le clin d’œil de Thomas à ses potes de la « génération 89 » de l’entente AS Bayonne / Anglet… Avec Fred Canjouam en haut à gauche !

Pour rester dans cette logique là, je vais passer le ballon Puissance 15 à Ben-Ali Belckacem, qui fut mon premier entraîneur à l’AS Bayonne, et qui m’a appris lui aussi à aimer ce sport. Il est pour moi un élément essentiel du club, se définissant lui-même comme un éducateur et non comme un entraîneur… Rien d’étonnant à cela, quand on sait qu’au niveau professionnel, il est éducateur pour jeunes plutôt en difficulté. Ben-Ali, c’est un puits de culture et d’idées, qu’elles soient rugbystiques ou toutes autres, il a le verbe facile et juste, je suis persuadé que son interview vaudra le détour…

 

ICONE-CREDITS

Interview : Frédéric Poulet

Photos : Photo de « Une » de Thomas, Thomas à l’ASB et Thomas médecin : TC / Equipe 83 du SA Hagetmau : Site Internet du SA Hagetmau / Projecteurs stade : Fotolia 97450050 / Picto Sprinter : Fotolia 85028674 / Photo Thomas arbitre TOP 14 : Icon Sport / Stéthoscope : Fotolia 83349012 / Carte Aquitaine : Wikipedia-Oie Blanche-CC BY SA 3.0 / Equipe « Génération 89 » ASB-Anglet : archives Fred Canjouam

Eu égard aux droits qui leur seraient associés, nous nous engageons à enlever les illustrations présentes dans cet article, sur simple demande de leurs auteurs.


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